le nain de Whitechapel - Cyril Anton

Londres, fin du XIXe siècle. Plus ou moins. Oscar est le fils cadet d’une famille de la bourgeoisie anglaise. Excellent pianiste, il a un aîné moins brillant que lui mais que ses parents préfèrent. Lui est le souffre-douleur. Il faut dire qu’Oscar est nain, objet de honte et d’opprobre dans un monde où la difformité est perçue comme le signe objectif d’une défaillance morale. Après des années de brimades et d’humiliations, Oscar est foutu à la porte, littéralement jeté aux chiens. Il est alors recueilli par Freddy, un noir veuf et pianiste qui l’emmène chez lui à Whitechapel et l’initie au jazz et à la blue note. Mais voilà qu’en ces temps un gang nommé Tabula Rasa assassine d’horribles manières ceux qu’il considère comme des indésirables, pauvres, handicapés, marginaux… Oscar, qui change alors d’identité, se lance dans la traque des membres du gang. Il initie aussi la construction d’une boule de neige géante destinée à protéger le quartier et ses habitants des agressions extérieures.

Pas mort, pas ressuscité


Dans le recueil "Dernière visite avant le Christ", de l’écrivain espagnol Juan Miguel Aguilera, il y a quatre nouvelles dont une.

Dernière visite avant le Christ est un récit de voyage temporel payant. Quand de trop nombreux groupes de badauds temporels vont assister à la crucifixion simultanément (au point qu’il y a plus de touristes que de romains et d’hébreux dans la foule), il ne faut pas s’étonner de voir le service se dégrader et des catastrophes survenir. Comment le capitalisme ploutocratique, après avoir pollué les espaces terrestres, pollue les évènements historiques. Loin du sérieux du « Ecce Homo » de Moorcock ou, dans un genre différent, du « Jesus Video » d’Eschbach, Aguilera livre ici une nouvelle légère et amusante que n’aurait pas reniée Silverberg.

Puis il y a les trois autre récits. Pompeux, bavards, scientifiquement douteux dans une version phlogiston, écrits de manière trop basique et jamais sauvés par l'humour décapant de Dernière visite avant le Christ, ils déçoivent d'autant plus que le premier texte avait fait très bonne impression.
Dommage. A lire pour la première nouvelle.

Dernière visite avant le Christ, Juan Miguel Aguilera

Participe au challenge JLNN


Commentaires

Vert a dit…
Je l'ai dans ma liseuse, on verra ce que ça donne, j'avoue que c'était surtout la nouvelle titre qui m'intéressait de toute façon.
Par contre je suis jalouse, l'avait pas une aussi jolie couverture quand je l'ai acheté xD
Gromovar a dit…
La première est très bonne.
Lhisbei a dit…
"il y a quatre nouvelles dont une."
d'entrée de jeu, tu donnes le ton :)
mais des trois textes j'en ai déjà lu un et c'est "
Dernière visite avant le Christ" qui m'intéresse aussi
Gromovar a dit…
Alors, parfait. Tu as lu la bonne.
Lune a dit…
Ah oui je suis jalouse de la couv' aussi là ! (jalouse d'une couv' numérique, c'est couillon hein).
Vert a dit…
On peut ptêtre faire une demande en bonne et due forme d'échange de fichier numérique à ActuSF :D