Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Boxing Helena


Chew continue avec ce tome 6, intitulé "Space Cakes". Tout un programme.

Alors que Tony Chu est à l’hôpital dans un état grave, le volume se concentre sur les aventures de sa sœur jumelle Toni. Tony lisait le passé des choses ingérées, le pouvoir de Toni consiste à prédire l’avenir de ce qu’elle absorbe, à condition que ce soit vivant. Moins utile pour résoudre des enquêtes, ce talent a surtout pour effet de pourrir sa vie sentimentale, car elle ne peut s’empêcher de mordre ses amants pour savoir de quoi demain avec eux serait fait.

Le service de ce numéro est constitué de nouveaux pouvoirs métapsychiques alimentaires, d’hybrides poulets/grenouilles, de « simples » grenouilles hallucinogènes, d’agents de la NASA guère plus sérieux que les chevaliers de Camelot dans Sacré Graal ! On y voit Tony être utilisé de la manière la plus éhontée, on y retrouve la Némésis vampire, on est témoin de morts atroces qui mettent pourtant le sourire aux lèvres du lecteur. On y assiste à une conclusion dure qui rappelle que la série n’est pas qu’humoristique et que les enjeux y sont très élevés.

Je ne reviens pas sur les qualités de la série. Progression narrative régulière, personnages nombreux, jamais straight, et toujours drôles, délire presque sans cesse hors de contrôle et finalement toujours maitrisé, histoire « fil rouge » et quêtes annexes, il est impossible de s’ennuyer en lisant Chew, sauf à être un véritable pisse-vinaigre. Les dessins, décalés et imaginatifs (les scènes de lit en plongée sont impressionnantes), fourmillent de détails et participent au plaisir de lecture.

Je regrette juste ici une densité plus faible qu’à l’habitude du fait de l’intégration des aventures de Poyo, le poulet bionique, dont j’aurais pu me passer. Je propose, Layman dispose.

Chew t6, Space Cakes, Layman, Guillory

Commentaires

Elessar a dit…
ça fait un moment que cette série délirante me fait de l’œil mais j'ai pas encore sauté le pas. Temps, argent, tout ça ^^
Gromovar a dit…
Viens-y quand tu voudras :)