Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Boxing Helena


Chew continue avec ce tome 6, intitulé "Space Cakes". Tout un programme.

Alors que Tony Chu est à l’hôpital dans un état grave, le volume se concentre sur les aventures de sa sœur jumelle Toni. Tony lisait le passé des choses ingérées, le pouvoir de Toni consiste à prédire l’avenir de ce qu’elle absorbe, à condition que ce soit vivant. Moins utile pour résoudre des enquêtes, ce talent a surtout pour effet de pourrir sa vie sentimentale, car elle ne peut s’empêcher de mordre ses amants pour savoir de quoi demain avec eux serait fait.

Le service de ce numéro est constitué de nouveaux pouvoirs métapsychiques alimentaires, d’hybrides poulets/grenouilles, de « simples » grenouilles hallucinogènes, d’agents de la NASA guère plus sérieux que les chevaliers de Camelot dans Sacré Graal ! On y voit Tony être utilisé de la manière la plus éhontée, on y retrouve la Némésis vampire, on est témoin de morts atroces qui mettent pourtant le sourire aux lèvres du lecteur. On y assiste à une conclusion dure qui rappelle que la série n’est pas qu’humoristique et que les enjeux y sont très élevés.

Je ne reviens pas sur les qualités de la série. Progression narrative régulière, personnages nombreux, jamais straight, et toujours drôles, délire presque sans cesse hors de contrôle et finalement toujours maitrisé, histoire « fil rouge » et quêtes annexes, il est impossible de s’ennuyer en lisant Chew, sauf à être un véritable pisse-vinaigre. Les dessins, décalés et imaginatifs (les scènes de lit en plongée sont impressionnantes), fourmillent de détails et participent au plaisir de lecture.

Je regrette juste ici une densité plus faible qu’à l’habitude du fait de l’intégration des aventures de Poyo, le poulet bionique, dont j’aurais pu me passer. Je propose, Layman dispose.

Chew t6, Space Cakes, Layman, Guillory

Commentaires

Elessar a dit…
ça fait un moment que cette série délirante me fait de l’œil mais j'ai pas encore sauté le pas. Temps, argent, tout ça ^^
Gromovar a dit…
Viens-y quand tu voudras :)