La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Alamo


La série uchronique « Jour J » m’attire ou me repousse d’un album à l’autre en fonction des thèmes traités (en effet, ce n’est pas le dessin qui risque de m’hypnotiser). Le tome 9, "Apocalypse sur le Texas", m’agrée donc car sa thématique le fait.
Après un conflit nucléaire, une expédition internationale anglo-française sur le territoire d’Etats Unis (désunis) en voie d’éclatement tente d’en empêcher un nouveau.
Raconter une histoire intéressante en 50 pages dessinées est difficile, et Duval et Pécau y parviennent bien ici. Le scénario est vif, rapide, efficace, les dialogues explicatifs et progressifs. Le background politico-diplomatique est assez complexe pour un album de BD, la divergence clairement établie. L’histoire de cette destruction à laquelle nous n’avons échappé que de justesse fait froid dans le dos (d’autant que les auteurs ajoutent un ou deux détails sordides aux conséquences des blasts), mais surtout le scénario est délicieusement cynique. Entre illuminés et hommes d’Etat les pires ne sont pas ce qu’on croit, et la realpolitik mène le jeu (ce qui est bien normal imho, ayant depuis longtemps passé l’âge où l’on croit que si tous les enfants du monde se donnaient la main…), les militaires servant de pions aux grands joueurs.
"Apocalypse sur le Texas" est une bonne pop corn BD à recommander à tous ceux qui aiment le post-ap (même si techniquement ce n’en est pas) et les blasts nucléaires. A lire pour l’histoire, le dessin étant toujours aussi médiocre.
Apocalypse sur le Texas, Jour J t9, Pecau, Duval, Kovačević

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Il vient juste de sortir non ?
Lune a dit…
Je note ça !