Nowhere Burning - Catriona Ward

Aujourd’hui, dans le Colorado. Riley et Oliver sont frères et sœurs. Orphelins de parents, ils vivent sous la garde de Cousin, qui, sous prétexte de fanatisme religieux, les martyrise. De punition en privation finit par arriver un jour où la situation n’est plus tenable – d’autant qu’une mystérieuse visiteuse nocturne nommée Dawn propose à Riley, l’aînée, une voie de sortie possible. Frère et sœur vont fuir vers Nowhere, une propriété abandonnée, isolée dans les montagnes, dans laquelle, croit-on, vivent libres des enfants en fuite. Mais Nowhere a aussi mauvaise réputation. Un incendie, des meurtres, le ranch a un passé sombre. Voilà pourquoi Marc et Kimble, deux documentaristes, sont en train de travailler dessus. D’autant que, semble-t-il, des enlèvements ont lieu, qui seraient commis par les résidents de ce lieu si éloigné qu’il a fini par se retrouver noyé dans une brume d’inconnaissance. Et puis il y a Adam, un menuisier, futur père, qui fuit son couple en difficulté dans un chant...

Alamo


La série uchronique « Jour J » m’attire ou me repousse d’un album à l’autre en fonction des thèmes traités (en effet, ce n’est pas le dessin qui risque de m’hypnotiser). Le tome 9, "Apocalypse sur le Texas", m’agrée donc car sa thématique le fait.
Après un conflit nucléaire, une expédition internationale anglo-française sur le territoire d’Etats Unis (désunis) en voie d’éclatement tente d’en empêcher un nouveau.
Raconter une histoire intéressante en 50 pages dessinées est difficile, et Duval et Pécau y parviennent bien ici. Le scénario est vif, rapide, efficace, les dialogues explicatifs et progressifs. Le background politico-diplomatique est assez complexe pour un album de BD, la divergence clairement établie. L’histoire de cette destruction à laquelle nous n’avons échappé que de justesse fait froid dans le dos (d’autant que les auteurs ajoutent un ou deux détails sordides aux conséquences des blasts), mais surtout le scénario est délicieusement cynique. Entre illuminés et hommes d’Etat les pires ne sont pas ce qu’on croit, et la realpolitik mène le jeu (ce qui est bien normal imho, ayant depuis longtemps passé l’âge où l’on croit que si tous les enfants du monde se donnaient la main…), les militaires servant de pions aux grands joueurs.
"Apocalypse sur le Texas" est une bonne pop corn BD à recommander à tous ceux qui aiment le post-ap (même si techniquement ce n’en est pas) et les blasts nucléaires. A lire pour l’histoire, le dessin étant toujours aussi médiocre.
Apocalypse sur le Texas, Jour J t9, Pecau, Duval, Kovačević

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Il vient juste de sortir non ?
Lune a dit…
Je note ça !