Corum t2 - Chauvel - Merli

Sortie du tome 2 de l’adaptation BD de Corum, intitulé La Reine des épées , comme le texte original. On le sait, tome 2 = chronique courte ( cadre déjà posé + ne pas spoiler le tome 1) . Passé ses aventures du tome 1, la question de la survie des Vadhag dans un multivers où le Chaos est en train de devenir dominant n’est toujours pas réglée. Les Seigneurs de la Loi, longtemps dominants, ont été affaiblis  par les assauts de ceux du Chaos (nous parlons en cycles longs ici, en générations) , et il revient donc encore au prince Corum d’assister les premiers – plus ou moins consciemment – dans leur entreprise de restauration de la Balance (voir première chronique) . Humains ou Vadhags, les mortels sont toujours des jouets dans les mains des dieux, que  ceux-ci leur soient bénéfiques ou adverses. Le conflit se poursuivant, le héros va donc devoir affronter, encore une fois sur son propre terrain, une nouvelle divinité du Chaos, à savoir Xiombarg, La Reine des épées, trè...

The Devil inside


Nouvelle saison de la série de BD "Sept" dont j'avais chroniqué l'excellent Sept missionnaires. J'ai déjà écrit quelque part qu'il est difficile de faire de l'horreur en BD, et encore plus en one-shot. C'est donc un vrai plaisir de constater que Luca Blengino se sort avec les honneurs de cet exercice périlleux.
"Sept survivants" raconte le cauchemar que vivent sept voyageurs, perdus et enfermés dans un tunnel routier. Luttant pour survivre et fuir, ils y seront confrontés à la mort physique, mais surtout à leur propres démons, et ils sont nombreux. Tous sont vraiment antipathiques et pourtant nul ne peut espérer leur échec. C'est l'humanité du lecteur qui exprime sa solidarité face à une menace non humaine.
Le récit de "Sept survivants" est parfaitement maitrisé. Blengino fait monter progressivement la tension ; le mystère reste longtemps entier et le lecteur sent le piège se refermer sur lui comme sur les protagonistes du récit ; le final est plutôt malin, en forme de victoire à la Pyrrhus ; et une fois admis le principe de base qui est surnaturel, rien n'est absurde dans ce récit qui possède une logique interne forte.
En ce qui concerne les graphismes on ne peut pas dire que Denys et Delf se soient épuisés. Si les aplats de couleur peuvent se justifier par l'ambiance monochrome du tunnel, le trait de Denys est vraiment très basique, même s'il cadre plutôt bien. C'est le scénario qui fait la qualité de cet album aux graphismes décevants. Rappelons, pour mémoire, que le même Blengino avait déjà scénarisé le très bon Gold Rush.
Sept survivants, Blengino, Denys, Delf

Commentaires

Efelle a dit…
C'est le trait basique qui m'avait retenu alors que la librairie BD le recommandait.
Va falloir que je franchisse le pas s'il est en plus "Gromovar approved"
Gromovar a dit…
Une des très rares fois où le scénario arrive à faire oublier le dessin. Ceci dit, j'aurais accepté avec plaisir un meilleur graphisme.
Efelle a dit…
Bonne pioche, on oublie vite le trait en effet. Chronique pour vendredi.
A+