Hitler peignait des roses - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Hitler peignait des roses est l'un des quatre recueils de Harlan Ellison parus en français aux Humanoïdes Associés à la fin des années 70. Y sont rassemblés quinze nouvelles précédées d'une introduction de l'auteur lui-même. Dans celle-ci, intitulée Enfin révélé ce qui a tué les dinosaures ! Et ça n'a pas l'air d'aller très fort pour vous non plus , Ellison développe longuement, sur un ton amusant et agressif et disons même amusant car agressif, la consternation que lui inspire la pratique excessive de la télévision par ses contemporains. Dans des termes qui évoqueront aux lecteurs d'aujourd'hui ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, Ellison accable un média hypnotique et abrutissant responsable selon lui d'une vive dégradation de la capacité à distinguer entre réalité et illusion. Une inquiétude visionnaire, validée par l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons dorénavant ; que n'avons-nous écouté Ellison ! Pour lui, c'est dan...

Music to die for


A la demande du Traqueur Stellaire je vais tenter de parler un peu de musique. Qu'on y prenne garde ; je ne sais pas le faire. N'ayant pas la moindre idée de la manière de chroniquer un album (je devrais prendre des leçons chez Mélanie Fazi) , je vais m'en tenir à une chose qui me paraît faisable. Je présenterai les chansons qui comptent pour moi car elles m'inspirent (Up the Irons !) ou qu'elles me donnent (au sens propre du terme) la chair de poule. Vous en déduirez ensuite ce que vous voulez.

Commençons par l'album que j'ai peut-être le plus écouté, celui qui me plonge encore dans des transes d'effroi, "Pornography" de The Cure. Monument cold-wave aux paroles désespérées et à la production glaçante, je serais curieux de savoir ce qu'y comprendraient les pisseuses gothiques contemporaines qui mettent du noir à lèvres pour assortir leur bouche à leur Birkenstock noires. De "Pornography" je voudrais tout mettre en lien (sauf peut-être "The Hanging Garden"). Dans un souci de concision, je me limite à "Siamese Twins" qui est la chanson sur le couple la plus tragique que je connaisse.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Pour une première blogo-chronique musicale, tu t'en sors bien ! Merci d'avoir joué le jeu :)
Efelle a dit…
Les Cure a part Love Cats et Lullaby je n'y connait rien.
Tu parles bien de cet album mais après écoute ce n'est pas ma came.
Gromovar a dit…
Le prochain post sera metal ;-)
Philippe a dit…
Ahhh Seventeen Seconds, Faith et Pornography. Tu as toute mon empathie !
Gromovar a dit…
Viens que je te bise :)
Gromovar a dit…
Faudra aussi que je poste des morceaux du concert de Barcelone en 85. De loin leur meilleur concert. M, One hundred years et The forest y sont sublimes.
Philippe a dit…
Ah oui excellent choix. le wahon wahon wahon wahon it doesn't matter if we all die...est...inoubliable. Et l'intro très lente de A Forest avec la remontée de guitare jouée très délicatement ! Ca y est faut que je le retrouve