Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Bloody Mummers


Encore une brève note pour conseiller la lecture du troisième opus de la série historique de Jean d'Aillon. Après Marseille et Paris, Guillem d'Ussel se rend à Londres, en mission secrète pour le roi de France. Il y fréquentera la Tour de Londres, et un London Bridge au tout début de sa construction, dans cette étonnante capitale anglaise où normands et saxons s'observent sans aménité, et dont les rois successifs, tout à leurs guerres, sont le plus souvent absents. Il devra d'abord traverser un pays ravagé par la guerre et par des bandes de routiers qui se paient sur la bête. Massacres, viols, meurtres de masse, tout l'Ouest de la France est en proie à la sauvagerie des mercenaires employés par Philippe-Auguste, Jean sans Terre, et Aliénor d'Aquitaine, dans leur lutte à mort pour la souveraineté sur l'Angleterre et une part importante de ce qui est aujourd'hui la France. Après avoir fait son possible pour laisser croupir Richard Coeur de Lion dans les cachots de l'empereur d'Autriche, Jean sans Terre profite de sa mort à Chalus pour mettre la main sur le royaume d'Angleterre. Les conflits de suzeraineté vont, dès lors, déchirer la France. Les seigneurs trahissent aussi vite qu'ils parlent, les chevaliers ne sont guère que des bandits armés et adoubés, le fin amor n'est pas la règle, même s'il existe, les cathares vivent leurs derniers temps avant leur extermination, le pape, comme à l'accoutumée, complote en coulisse et réaffirme sans fin son pouvoir temporel. C'est un temps de barbarie, bien loin de l'image d'Epinal de la chevalerie hollywoodienne.
Une fois encore, le texte est érudit, les références nombreuses et détaillées, et on apprendra (ou on se remémorera) beaucoup de choses sur cette première guerre de 100 ans, moins connue que l'autre.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Tiens ça pourrait plaire à moi comme Nessie.
Gromovar a dit…
Je trouve que c'est très bien foutu. C'est vendu comme un polar historique parce que c'est à la mode mais c'est bien au-dessus de ce niveau.
Cédric Ferrand a dit…
Tu mes donnes à chaque fois envie avec tes billets sur Jean d'Aillon.
Gromovar a dit…
Essaie le premier, la mise est faible.
Efelle a dit…
Il va falloir que je m'y mettes j'avais déjà noter les deux premiers sur ma liste d'achat.