Noon du soleil noir - L.L. Kloetzer

L'auteur bicéphale L.L. Kloetzer restera pour toujours le premier lauréat du Prix Planète SF des Blogueurs avec son jamais imité Cleer . C'était il y a onze ans. Quelques romans et nouvelles plus tard, il revient aujourd'hui avec " Noon du soleil noir ", un court roman hommage au genre Sword and sorcery . Ailleurs et hier, dans la Cité des toges noires. La plus grande ville du monde connu est le lieu de tous les possibles. Gouvernée par un Suzerain enfant, administrée par une oligarchie d'eunuques, corrompue du haut en bas et jusqu'à la moelle, carrefour du commerce des biens et lieu d'entrecroisement des hommes, la Cité est singulièrement le rude havre de Yors, un ancien mercenaire fatigué et boiteux qui cherche de faciles missions pour gagner de quoi survivre – on n'appellera pas ça vivre. C'est près du Caravansérail que le vieux baroudeur est engagé par Noon, un jeune homme visiblement aussi riche qu'un peu lunaire récemment arrivé en

Bloody Mummers


Encore une brève note pour conseiller la lecture du troisième opus de la série historique de Jean d'Aillon. Après Marseille et Paris, Guillem d'Ussel se rend à Londres, en mission secrète pour le roi de France. Il y fréquentera la Tour de Londres, et un London Bridge au tout début de sa construction, dans cette étonnante capitale anglaise où normands et saxons s'observent sans aménité, et dont les rois successifs, tout à leurs guerres, sont le plus souvent absents. Il devra d'abord traverser un pays ravagé par la guerre et par des bandes de routiers qui se paient sur la bête. Massacres, viols, meurtres de masse, tout l'Ouest de la France est en proie à la sauvagerie des mercenaires employés par Philippe-Auguste, Jean sans Terre, et Aliénor d'Aquitaine, dans leur lutte à mort pour la souveraineté sur l'Angleterre et une part importante de ce qui est aujourd'hui la France. Après avoir fait son possible pour laisser croupir Richard Coeur de Lion dans les cachots de l'empereur d'Autriche, Jean sans Terre profite de sa mort à Chalus pour mettre la main sur le royaume d'Angleterre. Les conflits de suzeraineté vont, dès lors, déchirer la France. Les seigneurs trahissent aussi vite qu'ils parlent, les chevaliers ne sont guère que des bandits armés et adoubés, le fin amor n'est pas la règle, même s'il existe, les cathares vivent leurs derniers temps avant leur extermination, le pape, comme à l'accoutumée, complote en coulisse et réaffirme sans fin son pouvoir temporel. C'est un temps de barbarie, bien loin de l'image d'Epinal de la chevalerie hollywoodienne.
Une fois encore, le texte est érudit, les références nombreuses et détaillées, et on apprendra (ou on se remémorera) beaucoup de choses sur cette première guerre de 100 ans, moins connue que l'autre.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Tiens ça pourrait plaire à moi comme Nessie.
Gromovar a dit…
Je trouve que c'est très bien foutu. C'est vendu comme un polar historique parce que c'est à la mode mais c'est bien au-dessus de ce niveau.
Cédric Ferrand a dit…
Tu mes donnes à chaque fois envie avec tes billets sur Jean d'Aillon.
Gromovar a dit…
Essaie le premier, la mise est faible.
Efelle a dit…
Il va falloir que je m'y mettes j'avais déjà noter les deux premiers sur ma liste d'achat.