Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Brujah rulez


Nouvel album d'Olivier Peru, qui devient, au fil des oeuvres, l'un de mes scénaristes préférés, avec Christophe Bec. "Nosferatu", série publiée chez Soleil (!) et dont le premier tome est titré "Si vis pacem", conte une histoire de vampires antédiluviens, de guerre entre clans , d'organisations secrètes qui luttent contre eux pour protéger les simples humains.
Dans une Bombay noyée sous la mousson s'éveille un mal ancien qui trouve son origine dans la Rome de Néron et sa dépravation. Terrifiés par ce réveil inattendu, ses "enfants", qui l'ont trahi, tentent de l'éliminer avant qu'il ne se venge. Mais, au milieu des loqueteux des bidonvilles, le plus vieux des vampires fonde une nouvelle cour des miracles.
L'ambiance de "Si vis pacem" m'a fait penser au superbe Calcutta, seigneur des nerfs de Poppy Z. Brite. Pluie, boue, lèpre, et déliquescence. Ou à Anne rice et ses générations de vampires. Mais surtout j'y ai vu une mise en image fort réussie de la Camarilla. Hiérarchie et moyens quasi militaires, archontes et subalternes, organisation mafieuse de la gent vampirique, tout dans "Nosferatu" me rappelle le jeu Vampire ou, dans un genre un peu différent, le premier Underworld.
L'histoire est rythmée, rapide, plaisante, entre flashbacks et simultanéités contemporaines. Le graphisme colle à merveille à l'ambiance glauque de ces sociétés secrètes et Calcutta est une énorme verrue grise sur la face du monde. La colorisation, enfin, est aussi de grande qualité, comme le montrent la couverture, le traitement des sources lumineuses, ou le soleil voilé de la page 17. Une série à suivre, même pour cette majorité de l'humanité qui n'a jamais joué à Vampire (et qui a bien tort).
Nosferatu, t1 Si vis pacem, Peru, Martino

L'avis d'Efelle

Commentaires

Munin a dit…
Il y a tous les mots clés qui me faire tilter, là. :-)
Gromovar a dit…
Cède ! Je le veux.
Tes paupières sont lourdes.
Tu sors ta carte bleue. Et...
Efelle a dit…
Faudra que j'y jette un oeil lors de mon prochain passage en librairie BD. Si le trait me plait, je prendrais sans doute le risque de suivre cette série.
Stefano Martino a dit…
merci. je ferai de mon mieux pour le tome 2.
à bientôt

s.
Gromovar a dit…
Je n'ai aucun doute :)
Efelle a dit…
Pas vu en librairie mais la page présentée sur Bdgest est plaisante au niveau du trait. Pour le scénario, je me fie à ta chronique.
Gromovar a dit…
Oula. En terme de responsabilité (surtout pour des BD), je commence à avoir la trouille.
Efelle a dit…
Finalement cela m'a beaucoup plu.
J'aime beaucoup les ambiances et le trait.
Bonne pioche !

http://efelle.canalblog.com/archives/2011/06/05/21322851.html
Gromovar a dit…
Tant mieux.