le nain de Whitechapel - Cyril Anton

Londres, fin du XIXe siècle. Plus ou moins. Oscar est le fils cadet d’une famille de la bourgeoisie anglaise. Excellent pianiste, il a un aîné moins brillant que lui mais que ses parents préfèrent. Lui est le souffre-douleur. Il faut dire qu’Oscar est nain, objet de honte et d’opprobre dans un monde où la difformité est perçue comme le signe objectif d’une défaillance morale. Après des années de brimades et d’humiliations, Oscar est foutu à la porte, littéralement jeté aux chiens. Il est alors recueilli par Freddy, un noir veuf et pianiste qui l’emmène chez lui à Whitechapel et l’initie au jazz et à la blue note. Mais voilà qu’en ces temps un gang nommé Tabula Rasa assassine d’horribles manières ceux qu’il considère comme des indésirables, pauvres, handicapés, marginaux… Oscar, qui change alors d’identité, se lance dans la traque des membres du gang. Il initie aussi la construction d’une boule de neige géante destinée à protéger le quartier et ses habitants des agressions extérieures.

Le ver dans le fruit


"Too far gone", le treizième volume de "Walking Dead" vient d'arriver en France. Je ne vais pas dire beaucoup plus que ce que je disais ici et dans le billet précédent (le jour où je trouverai que la série n'est plus de bonne qualité, vous serez les premiers informés). C'est toujours la meilleure série comics sur le marché, et de loin. Rappelons que l'essentiel, dans "Walking Dead", ce sont les humains et les effets qu'a sur eux la crise extrême qu'ils vivent. La sécurité et le semblant de normalité qu'ils retrouvent dans ce tome leur remet en mémoire les mauvais souvenirs qu'ils transportent tous et qu'ils avaient, par nécessité, occultés ; le réveil est douloureux. Mais l'illusion de la paix retrouvée est vite brisée par l'intrusion de deux menaces, une de l'extérieur mais aussi une de l'intérieur, qui mettent en péril le groupe de survivants. Le caractère sinistrement banal et humain de ces menaces rappelle à tous que la tranquillité est encore loin et que le drame est toujours prêt à resurgir. Ces évènements ont aussi, et surtout, pour conséquence de redistribuer le pouvoir au sein du petit groupe d'humains retranchés dans ce qui pourrait être le premier havre qu'ils connaissent depuis le début des évènements tragiques qu'ils vivent.
Comme toujours, on lit "Walking Dead" habité par une grande tension, car tout est menace, la mort omniprésente, et il est impossible de ne pas se sentir empathiquement lié aux héros tragiques de cette série.
Walking Dead 13, Too far gone, Kirkman, Adlard

Commentaires

BiblioMan(u) a dit…
J'entame le cinquième. La tension est là...
Gromovar a dit…
Tu es chanceux d'en avoir encore plein à découvrir.
Gromovar a dit…
Tu es fait comme un rat ;-)