L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

Le ver dans le fruit


"Too far gone", le treizième volume de "Walking Dead" vient d'arriver en France. Je ne vais pas dire beaucoup plus que ce que je disais ici et dans le billet précédent (le jour où je trouverai que la série n'est plus de bonne qualité, vous serez les premiers informés). C'est toujours la meilleure série comics sur le marché, et de loin. Rappelons que l'essentiel, dans "Walking Dead", ce sont les humains et les effets qu'a sur eux la crise extrême qu'ils vivent. La sécurité et le semblant de normalité qu'ils retrouvent dans ce tome leur remet en mémoire les mauvais souvenirs qu'ils transportent tous et qu'ils avaient, par nécessité, occultés ; le réveil est douloureux. Mais l'illusion de la paix retrouvée est vite brisée par l'intrusion de deux menaces, une de l'extérieur mais aussi une de l'intérieur, qui mettent en péril le groupe de survivants. Le caractère sinistrement banal et humain de ces menaces rappelle à tous que la tranquillité est encore loin et que le drame est toujours prêt à resurgir. Ces évènements ont aussi, et surtout, pour conséquence de redistribuer le pouvoir au sein du petit groupe d'humains retranchés dans ce qui pourrait être le premier havre qu'ils connaissent depuis le début des évènements tragiques qu'ils vivent.
Comme toujours, on lit "Walking Dead" habité par une grande tension, car tout est menace, la mort omniprésente, et il est impossible de ne pas se sentir empathiquement lié aux héros tragiques de cette série.
Walking Dead 13, Too far gone, Kirkman, Adlard

Commentaires

BiblioMan(u) a dit…
J'entame le cinquième. La tension est là...
Gromovar a dit…
Tu es chanceux d'en avoir encore plein à découvrir.
Gromovar a dit…
Tu es fait comme un rat ;-)