Elder Race - Adrian Tchaikovsky

" Elder Race " est un court roman du très prolifique Adrian Tchaikovsky. C'est un texte qui touche à deux genres. Explications. Lynesse est la quatrième fille de la reine de Lannesite, un petit royaume dans un monde qui n'a guère dépassé un niveau technologique médiéval. Pensez, on y croit même à la magie, aux magiciens, aux démons. C'est dire... Quatrième de sa fratrie, le poids politique de Lynesse est quasi-nul, d'autant que sa crédibilité propre ne vaut guère mieux. Considérée comme indocile et foldingue, Lynesse est la déception constante d'une mère qui ne lui demandait pourtant pas beaucoup plus que d'exister sans déshonorer sa lignée. Mais Lynesse est aussi la descendante d'Astresse, cette reine de Lannesite qui convainquit le sorcier Nyrgoth de venir à l'aide du royaume quand un démon le menaçait. Et cette ascendance échauffe le sang de la jeune fille qui se rêve en nouvelle Astresse, héroïne admirée de tous et sauveuse effective du roy

Mou, si mou


Très bonnes critiques aux US pour ce premier roman d'un auteur de nouvelles. Et comme souvent, malheureusement, il aurait mieux fait de continuer à écrire des nouvelles. "Pandemonium" est incroyablement mou. Daryl Gregory tire à la ligne comme un nouveau Stephen King, décrit , comme lui, quantité de détails quotidiens sans intérêt, mais comme son intrigue principale est moins prenante que celles du maitre de l'horreur, l'ennui est plus intense et survient plus vite.
Sur la forme on est donc chez King en pire. Sur le fond, on est proche d'American Gods de Neil Gaiman (que je n'avais pas aimé non plus, décidément...) avec une pop culture et un name dropping envahissants, des archétypes jungiens, PK Dick himself, un culte étrange, une organisation secrète, des possédés, des faux possédés, des vrais faux possédés, des faux vrais possédés, bref, un joyeux bordel pas toujours cohérent qui cesse rapidement d'être crédible (l'épisode de l'hélicoptère a eu raison de ma bienveillance). D'aucuns ont voulu voir, dans ce roman sur la possession, une métaphore sur la maladie mentale et son impact sur les individus. Peut-être. Quoi qu'il en soit, et si c'en est une, c'est une métaphore molle et pénible, soporifique comme le Nembutal du héros.
Pandemonium, Daryl Gregory

Commentaires

Cédric Ferrand a dit…
Merci pour l'avertissement, la couverture avait attiré mon oeil et les critiques élogieuses m'avaient presque persuadé de l'acheter.
Gromovar a dit…
Après tu peux voir. Je ne voudrais pas réduire Mr Gregory à la misère. Mais honnêtement, je me suis ennuyé.