The Witling - Vernor Vinge - Les Traquenards de Giri

" The Witling " (Les Traquenards de Giri en VO ?!?) est le premier vrai roman du grand Vernor Vinge, publié en 1976. Giri, une planète sur laquelle vivent les Azhiri, un peuple humanoïde stocky aux puissants pouvoirs télépathiques. Les Azhiri communs peuvent « sentir » les structures ou les êtres, téléporter leur corps ou de la matière sur de grandes distances, tuer même en tordant l'usage de la téléportation. De ce fait, leur technologie est assez primitive, guère mieux que médiévale, tant leurs pouvoirs, de téléportation notamment, rendent inutiles de grands efforts de recherche dans le domaine des transports ou de l'armement. Pourquoi fabriquer des armes quand on tue par la pensée ? Pourquoi tracer des routes quand des lacs de transit suffisent ? Dans le même ordre d'idées, il n'y a en général pas de portes aux maisons – on se téléporte de pièce en pièce –, et le palais du Roi de l'été s'étend sur deux hémisphères quand celui du Roi de l'hiver

Mou, si mou


Très bonnes critiques aux US pour ce premier roman d'un auteur de nouvelles. Et comme souvent, malheureusement, il aurait mieux fait de continuer à écrire des nouvelles. "Pandemonium" est incroyablement mou. Daryl Gregory tire à la ligne comme un nouveau Stephen King, décrit , comme lui, quantité de détails quotidiens sans intérêt, mais comme son intrigue principale est moins prenante que celles du maitre de l'horreur, l'ennui est plus intense et survient plus vite.
Sur la forme on est donc chez King en pire. Sur le fond, on est proche d'American Gods de Neil Gaiman (que je n'avais pas aimé non plus, décidément...) avec une pop culture et un name dropping envahissants, des archétypes jungiens, PK Dick himself, un culte étrange, une organisation secrète, des possédés, des faux possédés, des vrais faux possédés, des faux vrais possédés, bref, un joyeux bordel pas toujours cohérent qui cesse rapidement d'être crédible (l'épisode de l'hélicoptère a eu raison de ma bienveillance). D'aucuns ont voulu voir, dans ce roman sur la possession, une métaphore sur la maladie mentale et son impact sur les individus. Peut-être. Quoi qu'il en soit, et si c'en est une, c'est une métaphore molle et pénible, soporifique comme le Nembutal du héros.
Pandemonium, Daryl Gregory

Commentaires

Cédric Ferrand a dit…
Merci pour l'avertissement, la couverture avait attiré mon oeil et les critiques élogieuses m'avaient presque persuadé de l'acheter.
Gromovar a dit…
Après tu peux voir. Je ne voudrais pas réduire Mr Gregory à la misère. Mais honnêtement, je me suis ennuyé.