And Side by Side They Wander - Tanzer Molly

Imaginez qu’au milieu du XXIe siècle, la Terre ait été à deux doigts de devenir invivable pour l’humanité (ce n’est pas trop difficile à imaginer) . Imaginez que les Celerians, une espèce extraterrestre supérieurement avancée, nous aient alors contactés et fait le genre de proposition qu’on ne peut pas refuser : nos plus précieuses œuvres d’art contre une aide pour passer ce mauvais cap. Nos chefs-d’œuvre seront exposés dans un musée spatial loin de la Terre où ils seront préservés le temps que la planète se refasse une santé en utilisant les technologies offertes par les Celerians – compter deux ou trois siècles avant que les critères de restitution soient réunis. Les aliens offrent même de nous fournir des copies impossibles à distinguer des originaux, en plusieurs exemplaires même, de sorte que chaque musée du monde aura sa Joconde ou sa Victoire de Samothrace. C’est du gagnant/gagnant. L’humanité accepte donc. De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait vraiment le choix éta...

Mou, si mou


Très bonnes critiques aux US pour ce premier roman d'un auteur de nouvelles. Et comme souvent, malheureusement, il aurait mieux fait de continuer à écrire des nouvelles. "Pandemonium" est incroyablement mou. Daryl Gregory tire à la ligne comme un nouveau Stephen King, décrit , comme lui, quantité de détails quotidiens sans intérêt, mais comme son intrigue principale est moins prenante que celles du maitre de l'horreur, l'ennui est plus intense et survient plus vite.
Sur la forme on est donc chez King en pire. Sur le fond, on est proche d'American Gods de Neil Gaiman (que je n'avais pas aimé non plus, décidément...) avec une pop culture et un name dropping envahissants, des archétypes jungiens, PK Dick himself, un culte étrange, une organisation secrète, des possédés, des faux possédés, des vrais faux possédés, des faux vrais possédés, bref, un joyeux bordel pas toujours cohérent qui cesse rapidement d'être crédible (l'épisode de l'hélicoptère a eu raison de ma bienveillance). D'aucuns ont voulu voir, dans ce roman sur la possession, une métaphore sur la maladie mentale et son impact sur les individus. Peut-être. Quoi qu'il en soit, et si c'en est une, c'est une métaphore molle et pénible, soporifique comme le Nembutal du héros.
Pandemonium, Daryl Gregory

Commentaires

Cédric Ferrand a dit…
Merci pour l'avertissement, la couverture avait attiré mon oeil et les critiques élogieuses m'avaient presque persuadé de l'acheter.
Gromovar a dit…
Après tu peux voir. Je ne voudrais pas réduire Mr Gregory à la misère. Mais honnêtement, je me suis ennuyé.