Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Ya bon Oncle Sam


Indispensable à tout vrai amateur de BD ou de comics, "La propagande dans la BD" de Fredrik Strömberg est une mine de renseignements, pour tout dire une bible. Du début du XXème siècle à nos jours, ce média a été utilisé, parfois à son corps défendant, pour véhiculer un message immédiatement accessible et doté d'un fort pouvoir d'imprégnation, autrement dit comme moyen de propagande.
C'est cette histoire que Strömberg raconte avec force analyses et illustrations. En sept chapitres, il traite de la vision involontaire, nourrie de préjugés, ou au contraire parfaitement volontaire et pétrie d'intentions avouées ou non, que la BD a pu donner des étrangers, de la guerre, du communisme, de la société, de la religion, du sexe, et de la politique. Et l'amusement qui nous saisit au vu de la naïveté de certaines pièces exhibées ne peut que nous remplir d'effroi, car il nous permet d'imaginer le sourire gêné avec lequel les générations futures regarderont nos comics, comment elles jugeront, elles aussi, que notre époque est naïve et simpliste. Une belle leçon d'histoire doublée d'un intéressant rappel à l'humilité.
La propagande dans la BD, Fredrik Strömberg

L'analyse exhaustive de Néault

Commentaires

Gromovar a dit…
Et terriblement documenté.
Nolt a dit…
Ah, je ne connaissais pas, je crois que ça va m'intéresser ça !
;o)

Merci de l'info.
Gromovar a dit…
Tu devrais adorer.
Ferocias a dit…
Bon, il faut vérifier s'il y a des images avec des Aztèques, Incas, Mayas,... dans l'ouvrage.
Au boulot!
:)
Gromovar a dit…
Des cubains et des grenadins, ça pourrait le faire ?
Laurent D.W. a dit…
Pour ma part, je possède quelques journaux "type Mickey", datant des années 40 contenant moults dessins de propagande plus ou moins nauséabond. Evidement... tout dépend de quel côté l'on se place.
Gromovar a dit…
Les Tintins aussi sont assez excellents de ce point de vue. Mais je crois que le plus drôle c'est les BD militantes, qu'elles soient pro-communistes, anti-communistes, chrétiennes, etc. Une palme quand même à Loïs Lane dans le corps d'une femme noire qui sauve un militant black power.