Alex Landragin : l'homme des passages

Alex Landragin vient de recevoir le Prix Planète-SF 2026 à l'unanimité du jury pour son roman fantastique Le Livre des passages . Il a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour ce blog et le site du Prix. •  Un écrivain né en France, vivant en Australie, d’origine arménienne, et maîtrisant aussi bien l’anglais que le français : voilà qui n’est pas banal. Qui êtes-vous, monsieur Landragin ? L’histoire de ma famille est passionnante, mais trop longue pour être racontée ici. Je suis né en France, à Épernay, fils d’un vigneron issu d’une longue lignée de vignerons. Du côté de ma mère, d’origine arménienne, l’histoire est jalonnée de fuites successives face à divers cataclysmes, menant finalement en France via la Turquie et l’Union soviétique. C’est donc un héritage complexe. Nous avons fini par nous installer en Australie. Plus tard, ma famille a migré vers un autre pays, mais je suis resté seul en Australie ; si, au début, ce fut à contrecœur, aujourd’hui, je ne voudrai...

Ya bon Oncle Sam


Indispensable à tout vrai amateur de BD ou de comics, "La propagande dans la BD" de Fredrik Strömberg est une mine de renseignements, pour tout dire une bible. Du début du XXème siècle à nos jours, ce média a été utilisé, parfois à son corps défendant, pour véhiculer un message immédiatement accessible et doté d'un fort pouvoir d'imprégnation, autrement dit comme moyen de propagande.
C'est cette histoire que Strömberg raconte avec force analyses et illustrations. En sept chapitres, il traite de la vision involontaire, nourrie de préjugés, ou au contraire parfaitement volontaire et pétrie d'intentions avouées ou non, que la BD a pu donner des étrangers, de la guerre, du communisme, de la société, de la religion, du sexe, et de la politique. Et l'amusement qui nous saisit au vu de la naïveté de certaines pièces exhibées ne peut que nous remplir d'effroi, car il nous permet d'imaginer le sourire gêné avec lequel les générations futures regarderont nos comics, comment elles jugeront, elles aussi, que notre époque est naïve et simpliste. Une belle leçon d'histoire doublée d'un intéressant rappel à l'humilité.
La propagande dans la BD, Fredrik Strömberg

L'analyse exhaustive de Néault

Commentaires

Gromovar a dit…
Et terriblement documenté.
Nolt a dit…
Ah, je ne connaissais pas, je crois que ça va m'intéresser ça !
;o)

Merci de l'info.
Gromovar a dit…
Tu devrais adorer.
Ferocias a dit…
Bon, il faut vérifier s'il y a des images avec des Aztèques, Incas, Mayas,... dans l'ouvrage.
Au boulot!
:)
Gromovar a dit…
Des cubains et des grenadins, ça pourrait le faire ?
Laurent D.W. a dit…
Pour ma part, je possède quelques journaux "type Mickey", datant des années 40 contenant moults dessins de propagande plus ou moins nauséabond. Evidement... tout dépend de quel côté l'on se place.
Gromovar a dit…
Les Tintins aussi sont assez excellents de ce point de vue. Mais je crois que le plus drôle c'est les BD militantes, qu'elles soient pro-communistes, anti-communistes, chrétiennes, etc. Une palme quand même à Loïs Lane dans le corps d'une femme noire qui sauve un militant black power.