Moreno - Rebelka - Et lorsque ma vengeance s'abattra sur vous

Ici et maintenant. Le père Stygian (sic!) est un exorciste officiel du Vatican, un praticien néanmoins dont les méthodes ne sont pas celles de l’officiel De Exorcismis et Supplicationibus Quibusdam . Non, le père Stygian, lui, utilise un rituel datant d’avant même la fondation de l’Église Catholique. Mais, si motivé et déterminé soit-il, le religieux est vieux, fatigué, son temps est compté. Il est donc plus qu’urgent pour lui de former un successeur. C’est du moins ce à quoi l’incite fortement la hiérarchie vaticane, car lui-même n’est guère enclin à exposer un nouveau novice aux horreurs des entités démoniaques. Nolens volens , le vieil exorciste voit donc débarquer dans son presbytère de Puerto Cristina, la ville la plus méridionale du monde, un prêtre bien plus jeune que lui, le père Barrera. En disgrâce depuis un accident mortel ayant impliqué un nourrisson, rongé par la culpabilité et en quête d’une peut-être impossible rédemption, le père Barrera devient l’apprenti de Stygian. I...

Bof, comme rarement


"Boulevard des banquises" se passe près du Pôle, dans une ville froide et inquiétante, Gotterdhäl, visitée par une écrivaine française ratée qui a un douloureux secret.
Voila. Vous savez tout.
Pour en arriver à ce résumé j'ai du me farcir 250 pages de "littérature" aussi boursouflée que l'obèse de Seven. Une image métaphorique par ligne au minimum, du mucus, des remugles, de la fiente, des sphincters. Quelques fantasmes sado-maso comiquement pitoyables. Des personnages qui font les gros yeux pour foutre la trouille. Une histoire résumable en quelques mots : j'arrive, je rencontre d'autres personnes, j'erre de droite et de gauche, j'achète de la lingerie de torture (on ne rit pas), je me fais lécher les contours du sexe mais pas le sexe lui-même, un iceberg fonce sur la ville, la ville brule. Et la peur… Et le froid…
Je ne sais pas si ça m'a fait penser à Innsmouth, mais Lovecraft au moins n'écrivait pas sous acide, ce qui fait que ses nouvelles avaient l'air de tenir debout.
Boulevard des banquises, Serge Brussolo

L'avis (enthousiaste !!!) de Cédric Ferrand

Commentaires

Anudar a dit…
Brussolo, j'avoue que mon avis n'est pas encore tout à fait favorable. J'en ai lu deux, La nuit du bombardier puis Le syndrome du scaphandrier sans avoir été transporté...
Gromovar a dit…
Là, j'ai été transporté dans quelque chose qui me dissuade définitivement d'y revenir.
Efelle a dit…
De temps en temps, il écrit quelque bon romans... Mais bon en général il faut se méfier.
Guillaume44 a dit…
Brussolo, bof à mon goût. Enfin pas ce que j'aime lire en ce moment.
Gromovar a dit…
Je connaissais pas, ben voila, j'ai fait connaissance :-(
Cédric Ferrand a dit…
Je suis désolé de t'avoir fait miroiter une bonne lecture.
J'ai aimé ce Brussolo, mais c'est un auteur tellement aléatoire...
Gromovar a dit…
No problemo :-)
El Jc a dit…
Mais qu'entends tu onc par lingerie de torture ? :o)
Gromovar a dit…
Alors, je cite :

"C'est là...dans l'ourlet qui contient l'élastique, qu'on a disposé les épines. Ce sont de petits clous à trois pointes, pratiquement microscopiques...Ils vont, ils viennent, râpant, irritant le tour de taille et le creux de chaque aine."

"Les slips attaquent la taille, la face interne des cuisses...les soutiens gorges s'en prennent principalement aux épaules, aux clavicules...Le dessous des seins reste bien sûr la partie la plus sensible."

"Gurtha tournait lentement sur elle-même, la jupe toujours troussée, offrant sa croupe aux regards. Les ourlets du slip avaient dessiné des balafres rosâtres sur la chair blanche. Au creux de chaque aine, de part et d'autre du renflement, on devinait des croutes plus anciennes."