Les Frères Rubinstein 7 - Pour Klara - Brunscwhig - Le Roux

Voici qu’est arrivé Pour Klara , le tome 7 de la série des Frères Rubinstein (et que, contrairement à ce que je croyais, il ne conclura pas la série) . L’album suit, comme toujours depuis six ans , les destins croisés des frères Rubinstein, Moïse et Salomon. Nés dans le Nord de la France, au sein d’une famille modeste, les deux garçons connurent dès leur jeunesse les affres d’un antisémitisme qui, à l’époque, était vu comme presque acceptable tant il était banal. Deux frères dont les vies sont emportées par les courants d’un temps mauvais contre lesquels ils n’auront cessé de lutter. Deux frères vite séparés, projetés dans des destins si divergents, mais si semblables aussi, tant ils portent conjointement le poids d’un antisémitisme qui, après avoir couvé à bas bruit pendant les premières décennies du vingtième siècle, s’embrase et détruit tout sur son passage, tel un maléfique feu grégeois (On attribue à Hitler cette harangue : « Oui, nous sommes des barbares, et nous voulons être de...

69, année nécrotique


Mercredi 2 juillet 1969

Membre fondateur des Stones, Brian Jones, défoncé, se noie dans la piscine de Cotchford Farm, son manoir du Sussex.

Samedi 9 août 1969

Sharon Tate est assassinée à Los Angeles par des membres de la Famille, organisation criminelle hippie dirigée par Charles Manson

Vendredi 5 décembre 1969

Pendant le concert des Rolling Stones au festival d'Altamont, un jeune spectateur noir est poignardé par un membre des Hell's Angels. Ceux-ci assuraient le "service d'ordre".

1969 est l'année où le rêve hippie se transforme en cauchemar. Marc Villard revisite cette année charnière dans le cadre d'une novella construite comme un docu-fiction ; le personnage imaginaire de la strip-teaseuse Sheryl fait le lien entre ces divers évènements. On plonge dans l'ambiance de l'époque, dans cet "été de l'amour" où idéalistes, naïfs, illumoinés, dealers, trafiquants d'armes, ou délinquants primaires se sont croisés et entremélés, souvent dans le plus simple appareil, autour d'une musique qui tourneboulait le monde, et qui s'achève dans la violence des Hell's Angels tabassant le public d'Altamont, à mort pour certains. Non dénué d'intérêt historique (notamment grace aux belles photos d'époque qui l'illustrent), "Sharon Tate ne verra pas Altamont" pêche par une trop grande brièveté. Le voyage (dois-je dire le trip ?) est plaisant mais trop court, trop sec. Je ne regrette pas d'avoir "Sharon Tate ne verra pas Altamont" dans ma bibliothèque mais je lui préfére The Armageddon Rag, moins réaliste mais plus impliquant.

Le chaos live :



Sharon Tate ne verra pas Altamont, Marc Villard

Commentaires

Unknown a dit…
oulah, c'est glauque pour une fin de week end rallongé !
Gromovar a dit…
Life is hard and then you die, comme le disait It's Immaterial.