Je ne suis pas venu apporter la paix - Nicolas Martin

Ce roman sortira en septembre. Cette chronique fera l'objet d'une republication. « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée, car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère, et l'on aura pour ennemis les membres de sa famille. » Cette phrase, attribuée par Matthieu au Christ, est à la fois le titre et le point du nouveau roman de Nicolas Martin. Pyrénées, aujourd’hui. Une famille recomposée se rassemble pour veiller les derniers moments du patriarche : Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu'ils ont entendu ce cri, elle va mourir, la mamma (ici le papa) , ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud de l'Italie (ici d’Indonésie) , y a même Giorgio, le fils maudit (là, maudits, fils et filles le sont tous peu ou prou) . Dramatis Personae : Le patriarche, veuf et remarié Judith, sa seconde épouse Diane, p...

69, année nécrotique


Mercredi 2 juillet 1969

Membre fondateur des Stones, Brian Jones, défoncé, se noie dans la piscine de Cotchford Farm, son manoir du Sussex.

Samedi 9 août 1969

Sharon Tate est assassinée à Los Angeles par des membres de la Famille, organisation criminelle hippie dirigée par Charles Manson

Vendredi 5 décembre 1969

Pendant le concert des Rolling Stones au festival d'Altamont, un jeune spectateur noir est poignardé par un membre des Hell's Angels. Ceux-ci assuraient le "service d'ordre".

1969 est l'année où le rêve hippie se transforme en cauchemar. Marc Villard revisite cette année charnière dans le cadre d'une novella construite comme un docu-fiction ; le personnage imaginaire de la strip-teaseuse Sheryl fait le lien entre ces divers évènements. On plonge dans l'ambiance de l'époque, dans cet "été de l'amour" où idéalistes, naïfs, illumoinés, dealers, trafiquants d'armes, ou délinquants primaires se sont croisés et entremélés, souvent dans le plus simple appareil, autour d'une musique qui tourneboulait le monde, et qui s'achève dans la violence des Hell's Angels tabassant le public d'Altamont, à mort pour certains. Non dénué d'intérêt historique (notamment grace aux belles photos d'époque qui l'illustrent), "Sharon Tate ne verra pas Altamont" pêche par une trop grande brièveté. Le voyage (dois-je dire le trip ?) est plaisant mais trop court, trop sec. Je ne regrette pas d'avoir "Sharon Tate ne verra pas Altamont" dans ma bibliothèque mais je lui préfére The Armageddon Rag, moins réaliste mais plus impliquant.

Le chaos live :



Sharon Tate ne verra pas Altamont, Marc Villard

Commentaires

Unknown a dit…
oulah, c'est glauque pour une fin de week end rallongé !
Gromovar a dit…
Life is hard and then you die, comme le disait It's Immaterial.