A Violent Masterpiece - Jordan Harper

Los Angeles, aujourd’hui. Jake est un ancien chroniqueur de la nuit people reconverti en streamer trash. Nuit après nuit, il parcourt les rues de LA dans sa voiture pour filmer les braquages, meurtres et fusillades que détecte son scanner de police. Il vit de dons en commentaires et d’abonnements pour ses produits les plus trash. Quand son ancienne boss du site Truth or Dare lui propose ce qui ressemble fortement à du stalking de personnalités en vue de chantage, il accepte. Le salaire est convaincant. Doug est un avocat public. Il défend surtout des déshérités qu’un système bien plus fort qu’eux et une justice américaine qui est plus un match entre accusation et défense qu’une recherche de la vérité met en péril dès l’incrimination. Pour ses clients, Doug est « le couteau qu’ils amènent à la fusillade » . Il se trouve, presque par hasard, à défendre, pour une audience de libération sous caution, Eric Algar, un riche producteur accusé de pédophilie qui, étonnamment, a catégor...

69, année nécrotique


Mercredi 2 juillet 1969

Membre fondateur des Stones, Brian Jones, défoncé, se noie dans la piscine de Cotchford Farm, son manoir du Sussex.

Samedi 9 août 1969

Sharon Tate est assassinée à Los Angeles par des membres de la Famille, organisation criminelle hippie dirigée par Charles Manson

Vendredi 5 décembre 1969

Pendant le concert des Rolling Stones au festival d'Altamont, un jeune spectateur noir est poignardé par un membre des Hell's Angels. Ceux-ci assuraient le "service d'ordre".

1969 est l'année où le rêve hippie se transforme en cauchemar. Marc Villard revisite cette année charnière dans le cadre d'une novella construite comme un docu-fiction ; le personnage imaginaire de la strip-teaseuse Sheryl fait le lien entre ces divers évènements. On plonge dans l'ambiance de l'époque, dans cet "été de l'amour" où idéalistes, naïfs, illumoinés, dealers, trafiquants d'armes, ou délinquants primaires se sont croisés et entremélés, souvent dans le plus simple appareil, autour d'une musique qui tourneboulait le monde, et qui s'achève dans la violence des Hell's Angels tabassant le public d'Altamont, à mort pour certains. Non dénué d'intérêt historique (notamment grace aux belles photos d'époque qui l'illustrent), "Sharon Tate ne verra pas Altamont" pêche par une trop grande brièveté. Le voyage (dois-je dire le trip ?) est plaisant mais trop court, trop sec. Je ne regrette pas d'avoir "Sharon Tate ne verra pas Altamont" dans ma bibliothèque mais je lui préfére The Armageddon Rag, moins réaliste mais plus impliquant.

Le chaos live :



Sharon Tate ne verra pas Altamont, Marc Villard

Commentaires

Unknown a dit…
oulah, c'est glauque pour une fin de week end rallongé !
Gromovar a dit…
Life is hard and then you die, comme le disait It's Immaterial.