Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Bien mal acquis...


Après le succès public de la série des 7, Delcourt remet le couvert avec une série en 6 albums publiés sur l'année 2010. Chaque volume de la série "Le casse" racontera, comme son nom l'indique, un casse (quoique, dès le second volume c'est d'un enlèvement dont il sera question, ce qui signale que le mot "casse" est entendu très extensivement). Scénaristes et dessinateurs changeront à chaque fois, ce qui permet d'avoir une sortie rapide mais donne des albums de qualité inégale (à ne pas acheter les yeux fermés donc).
Le premier volume ,"Diamonds", est scénarisé par le grand Christophe Bec, dessiné par Dylan Teague, et colorisé par Christophe Araldi et Xavier Basset. Situé dans les mines de diamant de Sibérie, il place le lecteur au coeur d'une machination visant à dérober une cargaison de diamants. Classique, mais de bonne facture, le scénario de Bec insiste sur la dureté de ces lieux perdus, loin du regard des dieux, et des hommes qui y vivent. La longueur de l'ouvrage (64 planches) lui permet de donner un background à ses personnages et de développer une petite intrigue annexe, ce qui est rarement le cas dans la BD. De ce fait, les personnages principaux font vrai. L'emploi de textes assez abondants permet aussi à Bec de donner au lecteur quelques informations utiles sur la réalité sibérienne et son histoire tragique. Enfin, l'album se conclut par un twist désespérément ironique.
Les dessins, proche du photo-réalisme sans en être vraiment, sont de bonne qualité, et ils sont servis par une superbe colorisation qui donne à voir le brouillard, les contrastes entre la nuit sibérienne et l'éclairage artificiel des humains, la blancheur éblouissante de la neige. Les graphismes évoquent immédiatement une ambiance à la Bec. D'ailleurs, ce qui est étonnant dans les albums de Bec, c'est que même lorsqu'il ne dessine pas, on dirait qu'il le fait. Il doit martyriser ses dessinateurs pour avoir ce qu'il veut, par exemple ici ou là.
A noter qu'il publie tellement en ce moment, et à un tel niveau de qualité, qu'il est en train de devenir le nouveau Corbeyran, ce qui sous ma plume n'est pas le moindre des compliments.
Ce premier volume ouvre donc avec bonheur la série "Le casse".
Le casse, t1, Diamonds, Bec, Teague, Araldy, Basset

Commentaires

Efelle a dit…
Et pour terminer, je me prends aussi celui ci. Tu admirera ma mémoire et mon esprit de suite qui m'ont permis de retrouver tes chroniques.

Mouaaaaahahaah !