L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Bien mal acquis...


Après le succès public de la série des 7, Delcourt remet le couvert avec une série en 6 albums publiés sur l'année 2010. Chaque volume de la série "Le casse" racontera, comme son nom l'indique, un casse (quoique, dès le second volume c'est d'un enlèvement dont il sera question, ce qui signale que le mot "casse" est entendu très extensivement). Scénaristes et dessinateurs changeront à chaque fois, ce qui permet d'avoir une sortie rapide mais donne des albums de qualité inégale (à ne pas acheter les yeux fermés donc).
Le premier volume ,"Diamonds", est scénarisé par le grand Christophe Bec, dessiné par Dylan Teague, et colorisé par Christophe Araldi et Xavier Basset. Situé dans les mines de diamant de Sibérie, il place le lecteur au coeur d'une machination visant à dérober une cargaison de diamants. Classique, mais de bonne facture, le scénario de Bec insiste sur la dureté de ces lieux perdus, loin du regard des dieux, et des hommes qui y vivent. La longueur de l'ouvrage (64 planches) lui permet de donner un background à ses personnages et de développer une petite intrigue annexe, ce qui est rarement le cas dans la BD. De ce fait, les personnages principaux font vrai. L'emploi de textes assez abondants permet aussi à Bec de donner au lecteur quelques informations utiles sur la réalité sibérienne et son histoire tragique. Enfin, l'album se conclut par un twist désespérément ironique.
Les dessins, proche du photo-réalisme sans en être vraiment, sont de bonne qualité, et ils sont servis par une superbe colorisation qui donne à voir le brouillard, les contrastes entre la nuit sibérienne et l'éclairage artificiel des humains, la blancheur éblouissante de la neige. Les graphismes évoquent immédiatement une ambiance à la Bec. D'ailleurs, ce qui est étonnant dans les albums de Bec, c'est que même lorsqu'il ne dessine pas, on dirait qu'il le fait. Il doit martyriser ses dessinateurs pour avoir ce qu'il veut, par exemple ici ou là.
A noter qu'il publie tellement en ce moment, et à un tel niveau de qualité, qu'il est en train de devenir le nouveau Corbeyran, ce qui sous ma plume n'est pas le moindre des compliments.
Ce premier volume ouvre donc avec bonheur la série "Le casse".
Le casse, t1, Diamonds, Bec, Teague, Araldy, Basset

Commentaires

Efelle a dit…
Et pour terminer, je me prends aussi celui ci. Tu admirera ma mémoire et mon esprit de suite qui m'ont permis de retrouver tes chroniques.

Mouaaaaahahaah !