Après Ce qui réveille les morts , la novella de T. Kingfisher qui ressuscitait la tragique Maison Usher, arrivent, ce mois-ci et le prochain, Ce qui dévore la nuit et Ce qui rôde dans les ténèbres , les tomes 2 et 3 de la trilogie Sworn Soldier . Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé du tome 2 car celui-ci est disponible partout (pour le t3, tu n'auras qu'à chercher toi-même, lecteur) : Après les terribles événements survenus au manoir Usher, Alex Easton a l’impression d’avoir survécu à une nouvelle guerre. Ka n’aspire désormais qu’au calme, à la routine et à quelques rayons de soleil. Mais à la demande d’Angus et de Miss Potter, Alex prend la direction du pavillon de chasse familial, niché au coeur des forêts froides et humides de Gallacie. En théorie, même les automnes les plus sombres de Gallacie peuvent être propi...
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Commentaires
--> Excellent, je ne connaissais pas mais c'est très juste.
En tout cas, ça se rapproche assez de ce qui m'a toujours effrayé dans le concept de "monstre" qui permet à l'homme de parfois échapper à la responsabilité voire au simple questionnement.
Des tueurs en série comme Ed Gein exercent très souvent une fascination morbide sur les gens (même les psychiatres qui les approchent) et pourtant la folie qui les touche est bien fondamentalement humaine.
Dans un autre registre, certains prêtent à Hitler un pouvoir quasi hypnotique, sentiment renforcé par des extraits de discours assez virulents... sauf qu'à l'époque, tout le monde ou presque s'exprimait ainsi. J'ai encore pu revoir hier une intervention du président Benes, alors que le sort de la Tchécoslovaquie est quasiment réglé, et il est curieux de constater qu'il a les mêmes intonations et la même gestuelle qu'Hitler. Pourtant le pauvre homme était bien différent.
Mais dans un cas, un comportement, une manière de s'exprimer, paraissent anodins, dans l'autre, ils servent à entretenir l'illusion d'une rupture nette entre hommes et "monstres" (sous-entendu ceux qui basculent dans une horreur dont on ne souhaite pas admettre la proximité avec ce que nous, êtres humains "normaux", parvenons à refouler la plupart du temps).
Bref, ce livre m'a l'air intéressant, il faudra que je vois ça de plus près.
Merci en tout cas pour toutes ces idées de lecture "alternative". ;o)