2066. Guerres et catastrophes environnementales, notre monde a failli se terminer il y a quarante ans. Puis, lassitude et attrition aidant, les choses se sont (presque) calmées. Reste une civilisation humaine largement détruite, et un environnement naturel qui ne vaut guère mieux. Tentent d’y survivre, autant que faire se peut, les humains survivants et des méchas qui ont acquis, au fil des ans, une conscience et leur autonomie – une agency dirait William Gibson. Dans ce monde qui tente péniblement de se reconstruire vit paisiblement un ancien mécha de combat (qui a abandonné son ancien nom et pas encore choisi le suivant – qui sera Be) . Le bot, seul depuis des décennies comme un parfait ermite, s’intéresse aux fourmis et plus généralement aux insectes. Il se « réveille » un jour affalé dans une baignoire, après 36 heures de shutdown forcé, sans aucun souvenir de ce qui a causé cet arrêt. Plus problématique encore : il lui manque la jambe gauche. Si Be a tourné le dos au m...
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Commentaires
--> Excellent, je ne connaissais pas mais c'est très juste.
En tout cas, ça se rapproche assez de ce qui m'a toujours effrayé dans le concept de "monstre" qui permet à l'homme de parfois échapper à la responsabilité voire au simple questionnement.
Des tueurs en série comme Ed Gein exercent très souvent une fascination morbide sur les gens (même les psychiatres qui les approchent) et pourtant la folie qui les touche est bien fondamentalement humaine.
Dans un autre registre, certains prêtent à Hitler un pouvoir quasi hypnotique, sentiment renforcé par des extraits de discours assez virulents... sauf qu'à l'époque, tout le monde ou presque s'exprimait ainsi. J'ai encore pu revoir hier une intervention du président Benes, alors que le sort de la Tchécoslovaquie est quasiment réglé, et il est curieux de constater qu'il a les mêmes intonations et la même gestuelle qu'Hitler. Pourtant le pauvre homme était bien différent.
Mais dans un cas, un comportement, une manière de s'exprimer, paraissent anodins, dans l'autre, ils servent à entretenir l'illusion d'une rupture nette entre hommes et "monstres" (sous-entendu ceux qui basculent dans une horreur dont on ne souhaite pas admettre la proximité avec ce que nous, êtres humains "normaux", parvenons à refouler la plupart du temps).
Bref, ce livre m'a l'air intéressant, il faudra que je vois ça de plus près.
Merci en tout cas pour toutes ces idées de lecture "alternative". ;o)