The Will of the Many - James Islington

L’effet Streisand , tu connais, lecteur ? Et bien, il a fonctionné à plein récemment. The Will of the Many est un roman de fantasy à coloration romaine antique de James Islington. Lisant assez peu de fantasy, j’ignorais jusqu’à l’existence de ce roman qui, de fait, a bonne presse dans le monde anglo-saxon dont il est originaire. Et voilà qu’il est traduit et publié en France par l’éditeur Elder Craft. Et voici que le fandom repart encore une fois dans une de ces polémiques picrocholines dont il a le secret – celle-ci est un peu amusante car elle réactive, peut-être sans même le savoir, la notion de mort civile qui était une des originalités du droit antique. Si tu ignores de quelle polémique il s'agit, sache, lecteur, que tu n’as rien perdu. Toujours est-il qu’ainsi j’appris l’existence de ce roman et que, le pitch m’ayant intrigué, je décidai de l’acheter en VO pour le lire. Détails ci-dessous. Monde indéterminé de type terrestre. Ce monde connut, plusieurs siècles avant le débu...

Faux roman


Le début de "Holy fire" (70 à 80 pages) est passionnant. Bruce Sterling décrit une société gérontocratique et hygiéniste à l'extrême dans laquelle le contrôle social lié à la santé est permanent (sans doute la société vers laquelle nous nous acheminons à mon grand regret). Cette partie foisonne d'idées, de concepts. Puis l'héroïne part en Europe y vivre vraiment, loin de toute contrainte. Et là il ne se passe plus rien d'intéressant à part les tribulations d'une vieille femme rajeunie par un traitement d'avant-garde qui découvre à presque 100 ans qu'on peut vivre très longtemps une vie qui n'apporte rien, et que le "feu sacré" consiste à vivre pleinement pour le temps qu'on a.
Un quart du livre vaut la peine d'être lu. Il aurait mieux valu en faire un essai.
PS : Décidément "Le feu sacré" est un titre à éviter, je me souviens d'un très mauvais roman d'Isi Beller qui s'intitulait aussi comme ça.
Holy fire, Bruce Sterling

Commentaires

Aigo a dit…
Par contre, une très bonne nouvelle d'Éric Gauthier s'intitule également "Feux sacré". Elle se situe dans un futur où les compagnies musicales créent des religions autour des rock-stars, avec des écritures saintes, des effets spéciaux en guise de miracles... et la formation progressive d'une inquisition.
Le héros est un "évangéliste" rémunéré.

Quant à "mieux aurait fallu en faire un essai", c'est sensiblement ce que j'ai dit de biens d'autres "romans", parmi lesquels 1984 et Le meilleur des mondes, dont la qualité littéraire m'a laissé de marbre. J'ai toujours eu le sentiment que si c'était des romans, c'était davantage pour toucher un plus large public que pour autre chose.
Gromovar a dit…
Elle se trouve où cette nouvelle ?

Pas totalement d'accord pour ce qui concerne 1984 et Brave new world :-)
Aigo a dit…
Malheureusement, elle risque d'être difficile à trouver. Elle a remporté le Prix Solaris 2002 et a donc été publiée l'été suivant dans la revue Solaris, numéro 142. On peut peut-être la commander.
http://www.revue-solaris.com/index/fictions.htm