Hitler peignait des roses - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Hitler peignait des roses est l'un des quatre recueils de Harlan Ellison parus en français aux Humanoïdes Associés à la fin des années 70. Y sont rassemblés quinze nouvelles précédées d'une introduction de l'auteur lui-même. Dans celle-ci, intitulée Enfin révélé ce qui a tué les dinosaures ! Et ça n'a pas l'air d'aller très fort pour vous non plus , Ellison développe longuement, sur un ton amusant et agressif et disons même amusant car agressif, la consternation que lui inspire la pratique excessive de la télévision par ses contemporains. Dans des termes qui évoqueront aux lecteurs d'aujourd'hui ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, Ellison accable un média hypnotique et abrutissant responsable selon lui d'une vive dégradation de la capacité à distinguer entre réalité et illusion. Une inquiétude visionnaire, validée par l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons dorénavant ; que n'avons-nous écouté Ellison ! Pour lui, c'est dan...

Smauguinetteries


Un recueil sans nom d'anthologiste sur la couverture, et publié chez Calmann-Lévy, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille. Les textes s'étaient peut-être sélectionnés tout seuls. De plus, ils avaient oublié de s'écrire eux-mêmes une préface ou une postface.
Et, après lecture, l'idée d'une auto-sélection paraît moins absurde tant cet assemblage hétéroclite de textes de commande sent le loyer à payer.
Quelques nouvelles surnagent, et il est dommage pour elles et leurs auteurs de se trouver en si piètre compagnie.

Frédéric Jaccaud, Soldats de plomb, est une jolie nouvelle sur l'atrocité de la guerre de conscription plantée dans une ambiance de tuyaux (de vrais tuyaux) qui évoque Brazil, et de grisaille morne qui rappelle l'enfance de Winston Smith.

Thomas Day, La contrée du dragon, un beau texte sur l'amour gratuit et la beauté d'âme qu'ont peut trouver dans un être fruste. Le décor, hautement fantastique, mériterait que Thomas Day y revienne.

Jérome Noirez, D'un dragon l'autre
, caustique, étrange, décalé, l'excellent texte d'un lecteur de Céline, situé à la fin de la guerre dans la petite ville de Simgaringen alors que les collaborateurs et les membres du gouvernement de la Révolution nationale s'y sont réfugiés après le Débarquement.

Johan Héliot, L'huile et le feu, une histoire policière dans l'univers impitoyable du pétrole texan dans les années 30. C'est la deuxième fois qu'une nouvelle de Johan Héliot me paraît appétissante, je continue à le garder à l'oeil (et puis j'avais déjà aimé Questions de mort).

4 sur 18, c'est pas lourd. Empruntez-le à la bibliothèque.

Dragons, Anthologie


L'avis de Cédric Jeanneret

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Commentaires

El Jc a dit…
Bon et bien nous voila prévenu ;o))
Dans cette anthologie figure a priori des textes d'Ugo bellagmaba et de Mélanie Fazi. Qu'en as tu pensé ?
Gromovar a dit…
Ils ne sont pas mal écrits mais ils ne vont pas bien loin en terme de fond. Pourtant je regrette de dire une telle chose d'Ugo Bellagamba et de Mélanie Fazi.
El Jc a dit…
Merci pour ces précisions.
Efelle a dit…
Merci de l'info.
Gromovar a dit…
De rien. Essayé Small World jour et c'est vraiment bien :-)