Le Pèse-Dieu, Ian Soliane

Un père décide de descendre aux Limbes pour sauver sa fille, Jade, qui s’est suicidée. Au fil d’une lente pérégrination il chemine vers elle, qui l’attend ou pas. Il espère la ramener. Y parviendra-t-il ? Le Pèse-Dieu est le dernier roman de Ian Soliane . L’auteur y aborde une fois encore les deux questions du deuil et de l’incompréhension fondamentale entre IA et humanité. Les deux étant liées, me semble-t-il, car comment l’IA, qui n’a aucune occasion de l’éprouver, pourrait-elle comprendre le deuil ? Dans ce court et dense roman, Soliane raconte la catabase de son héros (anonyme car, face au deuil, tous sont égaux ou, au moins, génériques) . L’homme n’est pas Orphée . Il ne cherche pas sa femme, si vite perdue, mais sa fille, suicidée trop jeune, à 22 ans. Il ne descend pas aux Enfers mais entre dans les Limbes, le serveur géant de simulation dans lequel sont envoyées post-mortem les consciences qui le souhaitent. Il n’a pas à supplier Hadès et Perséphone, ni à charmer quiconque pa...

BOF


Sympathique mais infiniment trop adolescent dans ses thèmes comme dans son écriture, notamment par son côté déclamatif. Mais ceci explique aussi que les jeunes filles gothiques tombent en pâmoison en le lisant. Alors, comme le disait Bruno Etienne, "choisis ton camp, camarade".
Déchirures, Sire Cédric

Commentaires

Serafina a dit…
Oh ? J'avais bien aimé Angemort du meme auteur. Déchirure est dans ma liste a lire, mais du coup je suis un peu refroidie.
Gromovar a dit…
Dans Angemort (que je n'ai pas lu) il y a, parait-il, plusieurs personnages du recueil Déchirures. Le recueil fait très "je suis gothique, j'écris du gothique et il faut que ça sonne gothique et désespéré" (les critiques excellentes de D-Side et Elegy sont de ce point de vue éclairantes). On peut acheter si on est un collectionneur ou un gothique invétéré, mais sinon c'est trop en chantier encore. Son roman "L'enfant des cimetières" est très bien en revanche si tu veux relire du Sire C. Le style est bien plus abouti et il évite l'écueil d'utiliser des personnages marginaux archétypiques.