Alex Landragin : l'homme des passages

Alex Landragin vient de recevoir le Prix Planète-SF 2026 à l'unanimité du jury pour son roman fantastique Le Livre des passages . Il a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour ce blog et le site du Prix. •  Un écrivain né en France, vivant en Australie, d’origine arménienne, et maîtrisant aussi bien l’anglais que le français : voilà qui n’est pas banal. Qui êtes-vous, monsieur Landragin ? L’histoire de ma famille est passionnante, mais trop longue pour être racontée ici. Je suis né en France, à Épernay, fils d’un vigneron issu d’une longue lignée de vignerons. Du côté de ma mère, d’origine arménienne, l’histoire est jalonnée de fuites successives face à divers cataclysmes, menant finalement en France via la Turquie et l’Union soviétique. C’est donc un héritage complexe. Nous avons fini par nous installer en Australie. Plus tard, ma famille a migré vers un autre pays, mais je suis resté seul en Australie ; si, au début, ce fut à contrecœur, aujourd’hui, je ne voudrai...

Strégas


Encore deux superbes albums. Ce début du mois de novembre est faste.
Au scénario Dufaux, au graphisme Delaby. Pour les amateurs de BD c'est le duo qui a réalisé "Muréna". C'est une carte de visite suffisante pour se ruer sur le résultat de leur "nouvelle"/"pas si nouvelle" collaboration. En effet, "Complaintes des landes perdues" a une histoire éditoriale un peu complexe. 4 tomes publiés il y a longtemps avec un autre dessinateur (pas beaux), puis le premier Dufaux/Delaby "Moriganes" sorti en 2004, enfin la suite de ce volume "Le guinéa lord" sur les étals depuis quelques jours.
On peut se dispenser des 4 premiers (beurk !) et s'offrir les deux derniers.
Irlande médiévale uchronique où vivent d'anciennes sorcières et de très cruels envoyés du Diable, ordres religieux guerriers qui luttent contre les forces maléfiques, brutalité des temps féodaux, magie ancienne. Les ingrédients réunis ici composent une recette savoureuse et liée qui donne un vrai plaisir au lecteur. Le scénario n'est pas renversant d'originalité mais il est plaisant à suivre, et le graphisme est, comme dans le "Mattéo" chroniqué ci-dessous, superbe, agrémenté d'une mise en couleur contrastée et vibrante. Ces deux albums sont d'abord, et avant tout, beaux. Parce que la bande dessinée c'est avant tout un dessin qui donne du plaisir à l'oeil - ce que beaucoup d'auteurs contemporains ont oublié en route - "Complaintes" est une vraie BD comme j'aimerais qu'il s'en publie plus.
Complaintes des landes perdues, t. 5 et 6 (ou 1 et 2 suivant comment on compte), Dufaux, Delaby

Commentaires

Anonyme a dit…
Delaby est un formidable dessinateur. J'ai découvert le duo de choc formé par Dufaux et Delaby avec Murena. La claque ! J'ai lu et adoré Moriganes. Me reste plus qu'à lire le second opus mais j'attends le résultat d'un concours. Je croise les doigts.
Gromovar a dit…
Prie pour gagner ;-)
Anonyme a dit…
J'ai lu les deux premiers de la période Rosinski et le scénario ne m'avait pas franchement enchanté ni captivé.
Y a t il du progrès à ce niveau ?
tiberix a dit…
Je souscris c'est très bien écrit et très bien dessiné : une excellente surprise !
Gromovar a dit…
@efelle : Ca n'a plus rien à voir