Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Strégas


Encore deux superbes albums. Ce début du mois de novembre est faste.
Au scénario Dufaux, au graphisme Delaby. Pour les amateurs de BD c'est le duo qui a réalisé "Muréna". C'est une carte de visite suffisante pour se ruer sur le résultat de leur "nouvelle"/"pas si nouvelle" collaboration. En effet, "Complaintes des landes perdues" a une histoire éditoriale un peu complexe. 4 tomes publiés il y a longtemps avec un autre dessinateur (pas beaux), puis le premier Dufaux/Delaby "Moriganes" sorti en 2004, enfin la suite de ce volume "Le guinéa lord" sur les étals depuis quelques jours.
On peut se dispenser des 4 premiers (beurk !) et s'offrir les deux derniers.
Irlande médiévale uchronique où vivent d'anciennes sorcières et de très cruels envoyés du Diable, ordres religieux guerriers qui luttent contre les forces maléfiques, brutalité des temps féodaux, magie ancienne. Les ingrédients réunis ici composent une recette savoureuse et liée qui donne un vrai plaisir au lecteur. Le scénario n'est pas renversant d'originalité mais il est plaisant à suivre, et le graphisme est, comme dans le "Mattéo" chroniqué ci-dessous, superbe, agrémenté d'une mise en couleur contrastée et vibrante. Ces deux albums sont d'abord, et avant tout, beaux. Parce que la bande dessinée c'est avant tout un dessin qui donne du plaisir à l'oeil - ce que beaucoup d'auteurs contemporains ont oublié en route - "Complaintes" est une vraie BD comme j'aimerais qu'il s'en publie plus.
Complaintes des landes perdues, t. 5 et 6 (ou 1 et 2 suivant comment on compte), Dufaux, Delaby

Commentaires

Anonyme a dit…
Delaby est un formidable dessinateur. J'ai découvert le duo de choc formé par Dufaux et Delaby avec Murena. La claque ! J'ai lu et adoré Moriganes. Me reste plus qu'à lire le second opus mais j'attends le résultat d'un concours. Je croise les doigts.
Gromovar a dit…
Prie pour gagner ;-)
Anonyme a dit…
J'ai lu les deux premiers de la période Rosinski et le scénario ne m'avait pas franchement enchanté ni captivé.
Y a t il du progrès à ce niveau ?
tiberix a dit…
Je souscris c'est très bien écrit et très bien dessiné : une excellente surprise !
Gromovar a dit…
@efelle : Ca n'a plus rien à voir