Exquisite Corpses t3 - Tynion - Walsh - Bellaire

Suite et fin de la série Exquisite Corpses (avant une saison 2 déjà annoncée) . La fin du jeu approche. Les morts se multiplient, tant parmi les civils piégés d'Oak Valley que parmi les tueurs en compétition. Ils ne sont plus que cinq au début du TPB et, tu le sais, lecteur, il ne peut en rester qu'un. Tu te prépares donc à une conclusion attendu dans laquelle se vérifiera le caractère inhumain du jeu et de ses organisateurs (l'élimination du garde-chasse est significative) . Mais Tynion, aussi brillant que d'habitude, nous réserve deux nouveaux rebondissements (si ce n'est plus, tout dépend comment on compte) , après celui qui concluait déjà le volume précédent et surprenait par l'identité du concurrent éliminé. C'est donc à un roller-coaster épique, tant émotionnel que polémologique, que l'auteur et ses dessinateurs (!) convient ses lecteurs pour un final en feu d'artifice. Viens, lecteur ! Ne rate pas ce grand spectacle. Exquisite Corpses TPB3, Ty...

Béotien que je suis


Lucius Shepard est un auteur dont je n'avais jamais rien lu. Grave erreur.
Le recueil de nouvelles "Aztechs" est un gros morceau de littérature, au sens le plus plein du terme. Et Lucius Shepard est vraiment quelqu'un qui sait écrire. Son style trouve un parfait équilibre entre le trop écrit et le pas assez (comprenne qui pourra ;-)
Chaque récit du recueil est situé dans un cadre fondamentalement étranger sans jamais tomber dans l'exotisme, magnifiquement décrit par l'entremise d'une profusion d'images évocatrices. Et cet étranger est pesant. C'est un étranger gras, moite, qui sent sous les bras. Les mondes de Lucius Shepard ne sont pas proprets, ils ne sentent pas la rose. D'un Mexique futuriste nimbé de rouge, à une Afrique assise à cheval entre tradition et modernité, et rendue presque lovecraftienne, en passant par un Moscou interlope qui évoque l'ambiance du film "Exotica" d'Atom Egoyan, le voyage est long, beau, dépaysant. Et même dans la très prosaïque New-York de l'après 11 septembre, il sait amener le mystère, dans une nouvelle profondément émouvante. Dans les histoires de Shepard, les destins importent. Il décrit à merveille les sentiments et leur confrontation ; il pose la question religieuse dans presque chaque texte d'une manière subtile et intelligente ; il montre comment la raison bascule facilement dans la folie suprême qui est de ne plus discerner le réel de l'illusion, comment la guerre rend fou (souvenez-vous du GI au fusil lance-grenades qui écoute Jimmy Hendrix dans Apocalypse Now).
Les nouvelles de Shepard oppressent, les nouvelles de Shepard dépaysent absolument, voila pourquoi il faut les lire. Foncez ! Foncez ! Foncez !
Aztechs, Lucius Shepard

Commentaires

Anonyme a dit…
C'est dans la pile mais là je patine un peu sur Hal Duncan...
Je prendrai donc ma dose de Shepard après Velum et le recueil de Gudule qui me fait de l'oeil depuis quelques chroniques ici et là...
Gromovar a dit…
J'ai vraiment aimé. A tel point que je vais en chercher quelques autres en occase (apparemment plus grand chose n'est dispo en neuf).
Dans le recueil j'ai particulièrement aimé : Aztechs, La présence, Ariel, Le rocher aux crocodiles, donc presque tout.
Anonyme a dit…
Je te conseille Louisiana Breakdown.
Anonyme a dit…
Je tombe sur ce blog totalement par hasard et ça fait plaisir de voir qu'on n'a pas bossé pour rien !
JD Brèque, traducteur d'AZTECHS
PS : on espère faire un autre recueil l'an prochain au Bélial. En attendant, il y a eu une novella dans un récent BIFROST. L'AUBE ECARLATE est toujours disponible en FolioSF.
Et, pour les anglophones, le blog que Lucius partage avec des écrivains potes à lui :
http://community.livejournal.com/theinferior4
Anonyme a dit…
Aaaaaaah !

Tout cela est bel et bon.

Un nouveau recueil, en plus ?

Joie ! Joie !
Gromovar a dit…
Bravo pour la traduction.
La lecture de ce recueil est un vrai moment de plaisir.
Anonyme a dit…
ah oui, très très bon recueil... il y a également thanatopolis, qui s'est révélé une très bonne surprise.
Gromovar a dit…
Faut définitivement que j'aille faire un tour chez les bouquinistes.