Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

Ahnenerbe


"Le grand jeu" est une histoire publiée dans l'excellente collection "Série B" de Delcourt. Cette collection se spécialise dans des récits efficaces, accrocheurs, pimentés de fantastique, comparables à ce que sont les séries B au cinéma. Je parlerai un autre jour de deux autres superbes représentants de cette collection : "Le testament du docteur M" et "Le céleste noir".
"Le grand jeu", surnom donné à l'espionnage dans les romans dédiés, est situé dans une réalité uchronique. La paix a été signée en 1941 entre l'Allemagne et les Alliés. Seule l'Union Soviétique est toujours en guerre.
Cela aurait pu suffire à placer un récit prospectif. Mais ce monde alternatif, et par certains côtés steamsomething, superbement dessiné par Léo Pilicovic, est doublement alternatif; il est aussi le berceau de forces occultes, qui ont participé à la guerre. Le crash inexpliqué d'un zeppelin de ligne au-dessus du pôle mettra tous les services secrets du monde en ébullition. Et là, Pécau, le scénariste, se déchaine en puisant son inspiration dans "Le matin des magiciens" de Jacques Bergiér et Louis Pauwels. Cet ouvrage cultissime décrit, entre autres délires, ce qui seraient les origines occultes du nazisme. Ce thême a été souvent traité dans la littérature ou le cinéma (penser à Indiana Jones I) car il s'avère que nombre de membres importants de la SS appartenaient à des sociétés secrètes et que certain adhéraient à des théories farfelues, telles que celle de la "Terre creuse" (pour ceux que ça intéresse il y a un article pas mal fait ici).
Pour savoir ce qui s'est passé au pôle, des expéditions partent, alors que les services luttent les uns contre les autres pour être les premiers sur zone. Entre réalité alternative, science alternative, politique alternative, ce récit est un vrai moment de plaisir jubilatoire. C'est outré comme une vrai série B, et on y prend le même plaisir régressif à éprouver des émotions brute de fonderie. Vont aimer cet album ceux qui aiment les uchronies, ceux qui aiment les théories occultes à la Hellboy, ceux qui ont pris du plaisir en visionnant le "Planet terror" de Robert Rodriguez (d'ailleurs l'une des fausses bandes-annonces, réalisée par l'immense Rob Zombie, pour être diffusée avec le film s'intitule Werewolf women of the SS, on est exactement dasn le ton). Je ne déflore pas mais on va de rebondissement en rebondissement. C'est du grand spectacle.
Le grand jeu, t1 Ultima Thulé,
Le grand jeu, t2 Les dieux noirs, Pécau, Pilipovic

Commentaires

Aigo a dit…
"La paix a été signée en 1941 entre la France et les Alliés"

Ce ne serait pas entre l'Allemagne et les Alliés, par hasard?
Gromovar a dit…
Tout à fait. C'est corrigé maintenant.
Munin a dit…
Tiens, j'étais passé à côté de cette collection de Delcourt. Mais vu que je suis largué, aujourd'hui, en BD, c'est pas très étonnant. Ton article me donne envie de réessayer du Pécau.
Gromovar a dit…
Ca devrait te plaire.