L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

I have a dream


Au milieu du XIXème siècle, sur le Mississipi, un homme étrange propose à un vieux capitaine d'investir avec lui dans un nouveau vapeur, superbe et surpuissant. Ce qui commençait comme un rêve se transformera rapidement en cauchemar.
Sur une trame classique qui n'est pas sans rappeler l'immense "Entretien avec un vampire" d'Ann Rice, George R R Martin offre un texte magnifique, finement ciselé et intelligemment pensé. La différence réside dans la tradition à laquelle ces romans se rattachent. "Entretien avec un vampire" est imprégné de romantisme et n'a rien à envier aux plus grandes oeuvres gothiques ; "Riverdream" est un texte profondément humaniste. Nanti d'un couple, à priori improbable, de héros, il montre comment l'écoute mutuelle amène à la compréhension réciproque. Il montre comment des rêves communs peuvent être vécus malgré les différences culturelles. Il montre qu'aucun groupe, social ou racial, n'est jamais monolithique. Il montre comment il est plus facile de faire la guerre que la paix. Il montre combien il est difficile de se décentrer de sa propre culture (c'était l'un des sujets du bac philo cette année : Est-il plus facile de se connaitre soi-même que de connaitre les autres ?) et de lui appliquer une critique rationnelle ; il montre aussi que c'est possible. Riverdream est un livre politique caché sous une couverture fantastique, un livre sur le choix. Rien d'étonnant alors à ce qu'il se passe en pays esclavagiste, peu après les guerres indiennes.
Riverdream est un roman, écrit en 1983, fait pour nos temps obamesques. Mais Riverdream est aussi un vrai roman d'aventure, et une ôde à la beauté poétique qui peut toucher même des hommes frustes. Riverdream est aussi un roman crépusculaire qui décrit la fin d'une époque, de deux en fait. Riverdream est alors un roman triste et nostalgique, profondément émouvant. Riverdream est un roman que vous devez lire.
L'anaphore que je viens de filer a pour bût de convaincre en assénant.
Riverdream, Georges R R Martin

L'avis d'Arutha

L'avis de Tigger Lilly

L'avis d'Efelle

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
J'aime beaucoup ton analyse du bouquin.
Gromovar a dit…
Merci, mademoiselle :-)
Efelle a dit…
Je l'ai littéralement dévoré, plus qu'une poignée de pages à lire.
Un excellent moment et sans doute un de mes incontournables de l'année.
Je reviens dessus ce soir.