Farmhand 5 - The End - Rob Guillory

La série Farmhand , de Rob Guillory, se termine en beauté avec ce volume 5 sobrement intitulé The End . Juste quelques lignes pour dire que ce dernier tome est à la hauteur de ceux qui l’ont précédé. Après les événements du tome 4 , Zak ne va pas fort. Du tout. Les infectés sont partout, même si tous ne sont pas encore dangereux. La possédée Thorne et ses séides contrôlent une bonne partie de la ville. Les Jenkins y jouissent d’une immunité temporaire, décrétée par Thorne pour des raisons qui ne sont pas, au début, explicites. Pour repousser encore une fois – provisoirement – le Mal, la démoniaque doit être vaincue. Aujourd'hui, à Freetown, ce sont les Jenkins et leurs alliés qui sont à la manœuvre. Ils devront mettre leurs vies dans la balance et compter sur ce qui les distingue radicalement de Thorne et du démon qui l'anime : une capacité d’amour et de pardon dont les méphitiques envahisseurs de Freetown sont bien incapables. On peut voir dans Farmhand une réflexion sur les ...

I have a dream


Au milieu du XIXème siècle, sur le Mississipi, un homme étrange propose à un vieux capitaine d'investir avec lui dans un nouveau vapeur, superbe et surpuissant. Ce qui commençait comme un rêve se transformera rapidement en cauchemar.
Sur une trame classique qui n'est pas sans rappeler l'immense "Entretien avec un vampire" d'Ann Rice, George R R Martin offre un texte magnifique, finement ciselé et intelligemment pensé. La différence réside dans la tradition à laquelle ces romans se rattachent. "Entretien avec un vampire" est imprégné de romantisme et n'a rien à envier aux plus grandes oeuvres gothiques ; "Riverdream" est un texte profondément humaniste. Nanti d'un couple, à priori improbable, de héros, il montre comment l'écoute mutuelle amène à la compréhension réciproque. Il montre comment des rêves communs peuvent être vécus malgré les différences culturelles. Il montre qu'aucun groupe, social ou racial, n'est jamais monolithique. Il montre comment il est plus facile de faire la guerre que la paix. Il montre combien il est difficile de se décentrer de sa propre culture (c'était l'un des sujets du bac philo cette année : Est-il plus facile de se connaitre soi-même que de connaitre les autres ?) et de lui appliquer une critique rationnelle ; il montre aussi que c'est possible. Riverdream est un livre politique caché sous une couverture fantastique, un livre sur le choix. Rien d'étonnant alors à ce qu'il se passe en pays esclavagiste, peu après les guerres indiennes.
Riverdream est un roman, écrit en 1983, fait pour nos temps obamesques. Mais Riverdream est aussi un vrai roman d'aventure, et une ôde à la beauté poétique qui peut toucher même des hommes frustes. Riverdream est aussi un roman crépusculaire qui décrit la fin d'une époque, de deux en fait. Riverdream est alors un roman triste et nostalgique, profondément émouvant. Riverdream est un roman que vous devez lire.
L'anaphore que je viens de filer a pour bût de convaincre en assénant.
Riverdream, Georges R R Martin

L'avis d'Arutha

L'avis de Tigger Lilly

L'avis d'Efelle

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
J'aime beaucoup ton analyse du bouquin.
Gromovar a dit…
Merci, mademoiselle :-)
Efelle a dit…
Je l'ai littéralement dévoré, plus qu'une poignée de pages à lire.
Un excellent moment et sans doute un de mes incontournables de l'année.
Je reviens dessus ce soir.