Mortedant's Peril - RJ Barker

Retour de vacances, donc on va faire bref. Mortedant’s Peril est un roman de dark (and dinky toys) fantasy de RJ Barker, premier tome de la trilogie The Trials of Irody Hasp . Qui est cet Irody Hasp qui s’apprête à vivre assez de tribulations pour qu’elles donnent leur titre à la trilogie ? Il est un Mortedant, membre d’un ordre dont la fonction est de percevoir les dernières pensées d’un mort. Même si l’intervalle de temps perçu est vraiment très court, cela permet parfois de transmettre un dernier mot à un être aimé (ou de dire sa haine) , de découvrir l’existence d’un testament ou d’économies cachées, voire, dans certains cas, de connaître le responsable d’un crime. L’ordre des Mortedant fut prestigieux. Il l’est moins. Dans les luttes des classements (comme dirait Bourdieu) , les Mortedants perdent face à leurs adversaires principaux les Spurriers – qui, eux, créent les objets magiques à grands renforts de sacrifices d’animaux. Les Worshipfuls – qui entretiennent le culte du Howl...

Virgin Suicides


Encore une illustration de mon obsession névrotique des voix féminines. Le groupe "Au revoir Simone" est composé de 3 new-yorkaises, comme son nom ne l'indique pas. Elles jouent une musique électronique minimaliste supportant des voix éthérées. Là où Laurie Anderson aurait développé 20 pages de théorie pour rendre sa création intelligible, les "Au revoir Simone" se contentent de jouer avec une grâce extrème. Le tout est très SofiaCoppolesque, évoquant un univers d'ennui adolescent qui se termine par le suicide ou l'acceptation de l'aliénation (quelque chose comme l'avenir inévitable d'une prom queen dans une petite ville de l'Oklahoma). L'univers de Twin Peaks est aussi présent dans cette musique. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si David Lynch est un grand amateur du groupe.
Tant qu'on y est, ça me rappelle aussi beaucoup le premier album cold-wave des Cure, "Seventeen Seconds". Le son est différent, comme l'époque, mais il se dégage la même tristesse désabusée des deux albums.



The bird of music, Au revoir Simone

Commentaires

Anonyme a dit…
Je sais pas très bien pourquoi mais ca m'a fait penser a du "again & again" de "the bird and the bee", http://www.deezer.com/?urlIdSong=76045 meme si ici les sonorités sont clairement plus 60's/70's.

Chose mis a part, bravo pour le choix Muse, et la vidéo live apporte son petit plus non négligeable.