Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Le Cauchemar de Loch Leathan 1 - Liéron - Dahan - Dans la tête de Sherloch Holmes


J'ai déjà dit l'admiration sans bornes que j'ai pour le Dans la tête de Sherlock Holmes de Liéron et Dahan.

Plus de cinq ans après la conclusion de L'Affaire du ticket scandaleux, Holmes et Watson reviennent enfin pour une nouvelle enquête qui parait encore plus complexe : Le Cauchemar de Loch Leathan.


Elle débute quand Holmes reçoit une bien étrange lettre d'Ecosse, plus précisément de l'ile de Skye. La missive, constituée de deux messages distincts entremêlés semble avoir été écrite par un ou une schizophrène. Son étrange facture attire l'attention du plus grand détective du monde, d'autant qu'elle contient les mots « danger »« victimes »« être diabolique »« monstre », et qu'elle se termine par un clair appel à l'aide.

Face à l'horreur suggérée, Holmes décide de partir sans tarder pour l'Ecosse en compagnie de Watson.

Le chemin de fer l'y amènerait sans coup férir mais, pour choisir une destination il faudra d'abord déterminer de quelle part de l'ile de Skye est partie une lettre sans signature ni adresse. Ca t'inquièterait, lecteur, mais c'est élémentaire pour un enquêteur tel que Holmes.

Sur place, Holmes et Watson découvrent un village dans lequel la modernité n'est pas encore arrivée, où les superstitions sont loin d'être toutes mortes, où le système des classes prospère comme partout ailleurs dans un Royaume Uni qui est une monarchie héréditaire.

Si les deux détectives découvrent vite qui leur a écrit, ils apprennent en même temps que l'auteur de l'appel à l'aide ne parlera plus à quiconque. Et si cette mort parait naturelle, d'autres décès ont eu lieu, dont les locaux attribuent la responsabilité à un monstre du cru. Les deux Londoniens comprennent vite qu'ils vont devoir démêler un écheveau complexe dans lequel les croyances et traditions locales seront des obstacles à la manifestation de la vérité.


Une fois encore, cet album est brillant. On y suit de pages en pages la patiente récolte d'indices par Sherlock Holmes et, littéralement, le fil de sa pensée, qui sert de fil rouge au lecteur au sein d’un récit visuellement dense, saturé d’éléments signifiants et structuré selon un chemin de lecture volontairement sinueux (il y a, de fait, dans ces 48 pages, bien plus à voir et à lire que dans des albums qui comptent une pagination double).

Grand scénario et dessin à la hauteur. Ici, le dessin est aussi informatif que le texte, avec ses rappels visuels et ses détails innombrables. Qu'il s'agisse de montrer la chronologie d'une progression en calèche, de situer des points d'intérêts dans un ensemble plus vaste, de placer des indices dans les lieux mêmes où Holmes les découvre, de décrire un diner mondain avec ses conversations et tout son non-verbal (brillant, absolument brillant), le dessin est un soutien parfait à l'histoire et pas juste une illustration ou un élément d'ambiance. Brillant vous dis-je. Et je n'oublie pas les éléments visibles par transparence ou par pliage des pages. Brillant encore.

Utilité narrative mise à part, ce dessin, avec son style si particulier, est très beau, qu'on parle des bâtiments, des objets, des panoramas ou des vieilles cartes du XIXe qui illustrent trajets en train ou en bateau.

Concluons en disant que cet album est une nécessité absolue pour tout amateur de Holmes, tout amateur de BD, et plus généralement tout honnête homme intéressé par une création vraiment originale.

Qu'il sera dur d'attendre la fin !


Le Cauchemar de Loch Leathan t1, Dans la tête de Sherlock Holmes t3, Liéron, Dahan

Commentaires

Lhisbei a dit…
Ah mais oui. C'est con j'ai déjà fait ma liste au Père Noël...
Gromovar a dit…
Allez, laisse-toi tenter ;)