Preaching to the Choir - Adrian Tchaikovsky

Angleterre, aujourd’hui. Ross est l’un des nombreux descendants du clan Enderbough, une très vieille famille anglaise qui remonte au moins à la conquête normande, une famille si ancienne qu’elle a l’influence, le pouvoir et la fortune qui vont avec son ancienneté. Il vit depuis plusieurs années avec Elena Mendes, une étudiante en médecine comme lui, qu’il a rencontrée aux USA, à la prestigieuse université Johns Hopkins. Ross revient aujourd’hui dans la vieille maison familiale pour une réunion de famille à laquelle il a convié Elena, qu’il veut présenter à sa lignée. Le lieu est isolé, la propriété immense. Et Elena comprendra vite que quelque chose ne va pas dans cette famille. Preaching to the Choir est la dernière novella (en date) d’Adrian Tchaikovsky (aka Stakhanovsky) . Le stakhanoviste de l’écriture se lance dans le gothique avec ce deuxième volet de la série Terrible Worlds : Transformations , après Saturation Point . Si, gothique oblige, Elena est le personnage central s...

Rayonnant


Quel vilain secret y a-t-il dans le cerveau de Monsieur Egan pour qu'il veuille toujours le reprogrammer ? La modification volontaires des pensées, des sentiments, des goûts, est au coeur des huit nouvelles qui composent "Radieux"; elle était déjà le sujet de l'une des nouvelles d'"Axiomatique".
Deuxième volume de l'intégrale des nouvelles de Greg Egan publiée par Le Bélial, "Radieux" est aussi bon, sinon meilleur, que ne l'était "Axiomatique".
Egan fait partie de ces rares auteurs dont aucun livre n'est "en dessous". Toujours aussi Hard-SF, son propos n'en reste pas moins très compréhensible, et il est même surprenant qu'il parvienne aussi bien à vulgariser certains concepts techniques complexes dans le cadre d'un récit et à les utiliser comme moteur de celui-ci (sauf dans la dernière nouvelle "La plongée de Planck" à laquelle je n'ai rien compris). Nouveau cultes, origine de l'humanité, discriminations, peur de la mort, passion de la connaissance, Egan touche à tout ces thèmes avec la main de Midas. De plus, alors qu'on reproche habituellement une certaine sécheresse à cet auteur, il réussit à créer ici des personnages avec lesquels on peut entrer en empathie (le détective de "Cocon" par exemple), ce qui marque une progression dans son écriture.
Exprimé en newspeak, ce livre est doubleplusgood. Foncez !
Radieux, Greg Egan

Commentaires

Guillmot a dit…
Je crois que "La plongée de Planck" est un délire space-opéra pour astrophysiciens, très bien écrite en ce qui concerne les trous noirs, mais très ardue.
Gromovar a dit…
Montre à Astrid comme on chronique court quand on est "jeune".