Abattoir 5 - North - Monteys - Vonnegut

Abattoir 5 est le roman le plus célèbre de Kurt Vonnegut. L'un des plus connus de la SF, il fait partie de la liste des 100 meilleurs romans de langue anglaise établie par l'éditeur Modern Library. Texte aussi innovant dans sa construction que violemment anti-guerre (la WW2 et le Vietnam y passent) , Abattoir 5 doit son nom au lieu d'emprisonnement souterrain dans lequel se trouvait Vonnegut lors du bombardement de Dresde ce qui lui sauva la vie, contrairement aux 35000 victimes, largement civiles, que fit le bombardement. Un évident crime de guerre. Quant à son sous-titre, La croisade des enfants , il exprime la réflexion de Vonnegut sur le jeune âge des soldats qu'on envoyait s'affronter et mourir. A mi-chemin entre récit de SF et expérience impossible à oublier, Abattoir 5 raconte la vie de Billy Pilgrim, par fragments non linéaires, de sa naissance à sa mort. Narré par un narrateur non fiable dont on peut supposer qu'il est Vonnegut lui-même, l'histo

Rayonnant


Quel vilain secret y a-t-il dans le cerveau de Monsieur Egan pour qu'il veuille toujours le reprogrammer ? La modification volontaires des pensées, des sentiments, des goûts, est au coeur des huit nouvelles qui composent "Radieux"; elle était déjà le sujet de l'une des nouvelles d'"Axiomatique".
Deuxième volume de l'intégrale des nouvelles de Greg Egan publiée par Le Bélial, "Radieux" est aussi bon, sinon meilleur, que ne l'était "Axiomatique".
Egan fait partie de ces rares auteurs dont aucun livre n'est "en dessous". Toujours aussi Hard-SF, son propos n'en reste pas moins très compréhensible, et il est même surprenant qu'il parvienne aussi bien à vulgariser certains concepts techniques complexes dans le cadre d'un récit et à les utiliser comme moteur de celui-ci (sauf dans la dernière nouvelle "La plongée de Planck" à laquelle je n'ai rien compris). Nouveau cultes, origine de l'humanité, discriminations, peur de la mort, passion de la connaissance, Egan touche à tout ces thèmes avec la main de Midas. De plus, alors qu'on reproche habituellement une certaine sécheresse à cet auteur, il réussit à créer ici des personnages avec lesquels on peut entrer en empathie (le détective de "Cocon" par exemple), ce qui marque une progression dans son écriture.
Exprimé en newspeak, ce livre est doubleplusgood. Foncez !
Radieux, Greg Egan

Commentaires

Guillmot a dit…
Je crois que "La plongée de Planck" est un délire space-opéra pour astrophysiciens, très bien écrite en ce qui concerne les trous noirs, mais très ardue.
Gromovar a dit…
Montre à Astrid comme on chronique court quand on est "jeune".