Le froid va encore empirer - Rich Larson in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122 il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, Scientifiction and so on. Il y a aussi, hélas, un édito d'Olivier Girard qui rend hommage à Philippe Boulier, son ami, un membre de l’équipe qui nous a quittés. Philippe Boulier n’était pas, de l’équipe, celui que je connaissais le mieux. Mais il était toujours là, dans mon champ de vision, assis à la Table-SF ou dînant à la Loco. Et puis, de ce champ de vision, il a disparu. Pas à cause d’un défaut de la rétine, mais bien plutôt à cause d’un défaut du réel. Dans le Bifrost 122 , il y a aussi un gros dossier sur les cent ans d’ Amazing Stories , qui entre en résonance avec les trente ans de Bifrost, et quatre nouvelles de Rich Larson, Robert Charles Wilson, Laurent Genefort et Olivier Caruso. Commençons par Rich Larson. Au cœur d’une forêt d’hiver survivent une mère enceinte et malade (d’une bien étrange maladie) et ses deux filles. C’est la nuit. Les soldats approchent. Leur simple présence est terri...

Mémoire morte


Voici la preuve que Bragelonne ne publie pas que des merdes (même s'ils en publient beaucoup). "Carbone modifié" est un excellent polar de SF. L'intérêt de ce premier roman de Richard Morgan réside dans l'utilisation intelligente qu'il fait des évolutions techniques qui caractérisent l'univers qu'il décrit. Je m'explique. La grande différence technique entre le monde où Morgan a situé son histoire et le notre est la pile corticale. Voyez ça comme une sorte de carte mémoire greffée sur la moëlle épinière qui enregistre votre conscience en temps réel sous forme de données informatiques. Si vous mourrez (et si vous pouvez payer) on récupère la pile, on crée un corps cloné, et on branche la pile dessus, ce qui fait que vous êtes de retour. L'idée n'est pas neuve, William Gibson avait créé le concept de construct (personnalité virtuelle basé sur des enregistrments réels et existant dnas un système informatique ; imaginez dans votre PC un programme qui puisse simuler votre Mémé). Mais Morgan utilise de manière très futée tout le potentiel de cette technique. On ne fait pas que ressusciter, ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt, la pile corticale a quantité d'applications tout à fait intéresantes pour la progression de l'enquète. Un seul exemple (lisible sur la 4ème de couv' donc je ne livre aucun secret), le début de l'histoire : Takeshi Kovacs est engagé par un riche magnat qui lui demande d'élucider sa propre mort récente. Au vu des faits la police a conclu a un suicide. Mais pourquoi se suicider quand on sauvegarde sa pile 1 fois par jour pour pouvoir ressusciter en cas de décès ?
Carbone modifié, Richard Morgan

L'avis de Lhisbei

L'avis de Cédric Ferrand

L'avis de Tigger Lilly

Commentaires

Anonyme a dit…
J'ai l'impression que ça fait déjà un bail que les beaufs et autres crétins l'utilisent, cette invention. (Elle était facile et j'promets de pas la r'faire, m'sieur!).