L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Mémoire morte


Voici la preuve que Bragelonne ne publie pas que des merdes (même s'ils en publient beaucoup). "Carbone modifié" est un excellent polar de SF. L'intérêt de ce premier roman de Richard Morgan réside dans l'utilisation intelligente qu'il fait des évolutions techniques qui caractérisent l'univers qu'il décrit. Je m'explique. La grande différence technique entre le monde où Morgan a situé son histoire et le notre est la pile corticale. Voyez ça comme une sorte de carte mémoire greffée sur la moëlle épinière qui enregistre votre conscience en temps réel sous forme de données informatiques. Si vous mourrez (et si vous pouvez payer) on récupère la pile, on crée un corps cloné, et on branche la pile dessus, ce qui fait que vous êtes de retour. L'idée n'est pas neuve, William Gibson avait créé le concept de construct (personnalité virtuelle basé sur des enregistrments réels et existant dnas un système informatique ; imaginez dans votre PC un programme qui puisse simuler votre Mémé). Mais Morgan utilise de manière très futée tout le potentiel de cette technique. On ne fait pas que ressusciter, ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt, la pile corticale a quantité d'applications tout à fait intéresantes pour la progression de l'enquète. Un seul exemple (lisible sur la 4ème de couv' donc je ne livre aucun secret), le début de l'histoire : Takeshi Kovacs est engagé par un riche magnat qui lui demande d'élucider sa propre mort récente. Au vu des faits la police a conclu a un suicide. Mais pourquoi se suicider quand on sauvegarde sa pile 1 fois par jour pour pouvoir ressusciter en cas de décès ?
Carbone modifié, Richard Morgan

L'avis de Lhisbei

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L'avis de Tigger Lilly

Commentaires

Anonyme a dit…
J'ai l'impression que ça fait déjà un bail que les beaufs et autres crétins l'utilisent, cette invention. (Elle était facile et j'promets de pas la r'faire, m'sieur!).