La Grande Guerre de Charlie - Mills - Colquhoun

Charley's War – " La Grande Guerre de Charlie " – est une BD de Pat Mills dessinée par Joe Colquhoun et publiée sous forme de courts strips de trois puis quatre pages dans la revue Battle Picture Weekly entre 1979 et 1988. Le label français Delirium en a publié une intégrale en dix volumes ; pour fêter ses dix ans d'existence il sort aujourd’hui une ouvrage de belle taille contenant l'intégralité des épisodes consacrés à la Bataille de la Somme assortis d'interviews des auteurs et de reproductions de certaines couvertures. Il fallait bien que je m'y plonge. Décidé à montrer les horreurs et la cruauté sans nom d'une Grande Guerre dont on pensait bêtement qu'elle serait la Der des Ders, Mills le fait à travers le personnage de Charlie, un jeune Anglais de 16 ans guère futé mais très patriote qui s'engagea en mentant sur son âge quand on lui dit que son roi avait besoin de lui. Arrivé en France au milieu des  Pals Batallion , Charlie se retrouve

Mémoire morte


Voici la preuve que Bragelonne ne publie pas que des merdes (même s'ils en publient beaucoup). "Carbone modifié" est un excellent polar de SF. L'intérêt de ce premier roman de Richard Morgan réside dans l'utilisation intelligente qu'il fait des évolutions techniques qui caractérisent l'univers qu'il décrit. Je m'explique. La grande différence technique entre le monde où Morgan a situé son histoire et le notre est la pile corticale. Voyez ça comme une sorte de carte mémoire greffée sur la moëlle épinière qui enregistre votre conscience en temps réel sous forme de données informatiques. Si vous mourrez (et si vous pouvez payer) on récupère la pile, on crée un corps cloné, et on branche la pile dessus, ce qui fait que vous êtes de retour. L'idée n'est pas neuve, William Gibson avait créé le concept de construct (personnalité virtuelle basé sur des enregistrments réels et existant dnas un système informatique ; imaginez dans votre PC un programme qui puisse simuler votre Mémé). Mais Morgan utilise de manière très futée tout le potentiel de cette technique. On ne fait pas que ressusciter, ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt, la pile corticale a quantité d'applications tout à fait intéresantes pour la progression de l'enquète. Un seul exemple (lisible sur la 4ème de couv' donc je ne livre aucun secret), le début de l'histoire : Takeshi Kovacs est engagé par un riche magnat qui lui demande d'élucider sa propre mort récente. Au vu des faits la police a conclu a un suicide. Mais pourquoi se suicider quand on sauvegarde sa pile 1 fois par jour pour pouvoir ressusciter en cas de décès ?
Carbone modifié, Richard Morgan

L'avis de Lhisbei

L'avis de Cédric Ferrand

L'avis de Tigger Lilly

Commentaires

Anonyme a dit…
J'ai l'impression que ça fait déjà un bail que les beaufs et autres crétins l'utilisent, cette invention. (Elle était facile et j'promets de pas la r'faire, m'sieur!).