Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Un labyrinthe




Je commence à vraiment apprécier José Carlos Somoza. Après "La théorie des cordes", ouvrage terrifiant dans le monde de la physique théorique, je lis "La caverne des Idées" et je suis encore séduit.
On part sur une base de policier historique. Un meurtre est commis dans l'Athènes de l'Académie, et une sorte d'enquéteur se met en quète de la vérité des évènements, à la demande du mentor du jeune homme assassiné. Jusque là, rien que de très classique. Mais, rapidement, le "traducteur" du livre que nous sommes en train de lire intervient par des notes de bas de page, de plus en plus nombreuses et longues, et semble indiquer que le roman que nous lisons contient plus que ce qui est immédiatement visible. Au fil de la lecture l'interrogation sur le statut du texte devient largement aussi prégnante que celle sur la cause et l'auteur du (puis des) assassinat. Texte original, texte traduit, notes, se répondent et emmèlent un écheveau qui intrigue tant qu'il pousse à lire le plus vite possible. Un bel exercice littéraire.
La caverne des idées, José Carlos Somoza

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
Le procédé est original ! Je note ;)
Gromovar a dit…
Très bon livre. Fonce.