Ithaque - Livre Premier - Laurent Mantese

Pour un non-antiquiste, L’Odyssée commence vraiment au chant IX du poème d’Homère. C’est le récit du voyage de retour d’Ulysse vers son foyer d’Ithaque auprès duquel l’attendent, depuis dix ans et son départ pour la Guerre de Troie, son trône, sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Un voyage long et tourmenté, plein de merveilles et d’effroi, de périls et de monstres. C’est cette partie aussi que Laurent ‘old Conan’ Mantese a choisi de redire dans son roman Ithaque , dont le Livre Premier vient de sortir. L’histoire, tous la connaissent, ou au moins en ont une idée. Ulysse, le Rusé, est parti pour les rivages de Troie à la tête d’une flotte de douze vaisseaux. Joignant les troupes grecques assemblées autour d’Agamemnon, il est allé reprendre Hélène, la plus belle femme du monde, enlevée par Pâris fils de Priam, et venger l’honneur de son mari Ménélas, et par extension celui de tous les Grecs. Guerre gagnée après dix ans et pléthore de hauts faits, d’aristies et de massacres, Hélèn...

Justice expéditive




Un dernier pour la route ! Après j'arrête, promis ! Mais, en fait, ce n'est pas un policier stricto sensu alors je suis à moitié absous.
Oxford, quelques années après la dictature de Cromwell. Un professeur est retrouvé mort dans sa chambre, visiblement assassiné. Sa servante est rapidement arrétée, condamnée, exécutée. Suivent quatre longs récits, quatre visions de l'affaire donnée par quatre de ses protagonistes. Au fil de ces narrations, on comprend peu à peu que la réalité est bien plus complexe qu'il n'y paraissait. Et on est émerveillé de constater à quel point une vérité partielle, tronquée, qui est celle de chaque narrateur, est pour lui complète et parfaitement explicative de la totalité des évènements survenus. De quoi réfléchir sur la notion de témoignage.
De nouveau, comme dans Dissolution, le contexte politique est omniprésent. Nous sommes dans la phase de restauration qui suit la dictature, et de nombreuses affaires anciennes sont toujours pendantes et expliquent largement les développements de l'histoire.
L'érudition et l'apport intellectuel amènent "Le nom de la rose" à l'esprit. Ce n'est certainement pas illégitime.
Le cercle de la croix, Iain Pears

Commentaires

APL a dit…
ça donne envie... à propos de variation de point de vue je ne sais pas si tu connais le quatuor d'Alexandrie de Durrell, magnifique, et dont les trois premiers volumes fonctionnement de la même manière.
Gromovar a dit…
Je ne connais pas, mais je vais faire connaissance.