Zona Cero - Gilberto Villarroel

Le Chili est un grand pays d’Amérique du Sud. Grand par son impressionnante longueur, 4300 km tout le long du Pacifique, du Pérou au Cap Horn, grand par une histoire longue et tumultueuse faite de colonisation, de bruit, de fureur, d’indépendance et d’un nombre non négligeable de périodes autoritaires plus ou moins explicites. Le Chili est le pays d’origine de Gilberto Villarroel et, après l’avoir longé par la mer dans Lord Cochrane et le trésor de Selkirk , il lui rend un hommage appuyé et dirais-je amoureux dans Zona Cero , son dernier roman publié en français Aux Forges de Vulcain. Chili, aujourd’hui. Gabriel, un ex-journaliste de guerre un peu rangé des voitures couvre un championnat de surf à Valparaiso. C’est alors qu’un très violent tremblement de terre secoue le pays. Gabriel échappe au tsunami qui suit le séisme mais son inquiétude est grande, tant pour l’état de la capitale, Santiago, que pour la santé de Sabine, sa compagne, qui y est coincée à l’avant-dernier étage d’un de

Justice expéditive




Un dernier pour la route ! Après j'arrête, promis ! Mais, en fait, ce n'est pas un policier stricto sensu alors je suis à moitié absous.
Oxford, quelques années après la dictature de Cromwell. Un professeur est retrouvé mort dans sa chambre, visiblement assassiné. Sa servante est rapidement arrétée, condamnée, exécutée. Suivent quatre longs récits, quatre visions de l'affaire donnée par quatre de ses protagonistes. Au fil de ces narrations, on comprend peu à peu que la réalité est bien plus complexe qu'il n'y paraissait. Et on est émerveillé de constater à quel point une vérité partielle, tronquée, qui est celle de chaque narrateur, est pour lui complète et parfaitement explicative de la totalité des évènements survenus. De quoi réfléchir sur la notion de témoignage.
De nouveau, comme dans Dissolution, le contexte politique est omniprésent. Nous sommes dans la phase de restauration qui suit la dictature, et de nombreuses affaires anciennes sont toujours pendantes et expliquent largement les développements de l'histoire.
L'érudition et l'apport intellectuel amènent "Le nom de la rose" à l'esprit. Ce n'est certainement pas illégitime.
Le cercle de la croix, Iain Pears

Commentaires

APL a dit…
ça donne envie... à propos de variation de point de vue je ne sais pas si tu connais le quatuor d'Alexandrie de Durrell, magnifique, et dont les trois premiers volumes fonctionnement de la même manière.
Gromovar a dit…
Je ne connais pas, mais je vais faire connaissance.