Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

Heureux qui découvre Bordage




J'ai lu presque tout ce qu'a écrit Pierre Bordage et il a fini par me fatiguer. Il m'a fatigué parce qu'il a quelques thèmes et obsessions récurrentes qui reviennent dans tous ses livres et, qu'à la longue, ça saoule.
Ceci dit cher lecteur, tu n'es pas moi. Tu n'as encore rien lu. Tu as donc le choix que je n'ai plus. Lire un peu de Bordage, pour profiter de l'excellence de son imagination, et arréter avant l'overdose.
Pierre Bordage est un conteur exceptionnel. Lui aussi a gagné plein de prix de littérature francophone (donc pas le Hugo). Il revendique, à juste titre, le nom de conteur pour son activité. Il crée des mondes absolument dépaysants, il décrit en détail des sociétés complexes, il y place des aventures épiques, il n'esquive jamais la mort et le sexe sans quoi l'épique le serait moins, il tord la langue française et la façonne pour son usage personnel ce qui ajoute l'étrangeté de la langue à l'étrangeté de ce qu'elle décrit. L'effet est saisissant et convaincant. Les romans de Bordage sont des fenètres grandes ouvertes sur un ailleurs cruel et fascinant, comme dans les contes.
J'utilise ici la couverture d'"Abzalon" (qu'il faut lire avec sa suite, "Orchéron") qui est à mon avis la meilleure épopée qu'il ait écrite. Si vous ne devez en lire qu'une... "Les guerriers du silence" et ses deux suites sont aussi de grande qualité. Et, pour un plaisir plus linguistique, "Les fables de l'Humpur", le plus proche d'un conte, le plus créatif dans le domaine de la langue.
Vous avez encore l'occasion de vous faire plaisir, ne la ratez pas, on n'en a pas tant que ça.
Abzalon, Pierre Bordage

Commentaires

Laurent F a dit…
Je me suis laissé prendre... Tu as raison Gromovar, Bordage a un sacré talent de narrateur ! Au départ, rien de révolutionnaire : quelques bons sentiments (même les assassins peuvent devenir gentils, il ne faut pas abîmer la planète, les intégristes sont dangereux, il faut se méfier de l'usage de la science). Même les intrigues et les personnages sentent le réchauffé. Mais pourtant, quel plaisir et quelle impatience de lire la suite...
Gromovar a dit…
Tant mieux si c'est agréable.