Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Die Haarteppichknüpfer




Ou en français "Des milliards de tapis de cheveux" (décidément l'allemand est un belle langue !).
Lorsque, dans les rayons d'une librairie, on se trouve pour la première fois face à un roman intitulé "Des milliards de tapis de cheveux" on ne peut qu'être perplexe et vouloir en savoir plus. C'est ce qui m'est arrivé, et je ne l'ai pas regretté.
Ce roman est la résolution progressive d'un mystère. Dans un univers hautement technologique existe une planète pré-industrielle. Sur ce monde existe une caste d'artisans qui passent leur vie entière à tisser, chacun, un tapis de cheveux. A intervalles réguliers un vaisseau marchand atterit et achète à prix d'or ces tapis pour, dit-on, le palais de l'empereur de l'univers. Qu'en est-il en réalité ? A quoi servent ces tapis ? L'empereur existe-t-il ? La réponse à ces questions, le lecteur les obtiendra en suivant de multiples récits emboités, chacun apportant le fragment de connaissance que possède un protagoniste de l'histoire. Au final, dans ce roman sans personnage principal, seul le lecteur, qui peut suivre toutes les histoires, connaîtra la vérité. Cette originalité narrative fait tout l'intérêt du livre. Le lecteur satisfait sa curiosité, et il est le seul à le faire, telle une divinité omnisciente.
Des milliards de tapis de cheveux, Andréas Eschbach

L'avis d'El JC

L'avis d'Arutha

L'avis d'Efelle

Commentaires

Anonyme a dit…
Je viens de lire ce livre, intriguée par le titre (je précise que je lis très rarement de la SF). Je ne m'attendais pas à ce qu'il n'y ait pas de personnage principal. Chaque chapitre est une sorte de photographie d'un moment donné, à un endroit donné, et c'est en assemblant le tout que l'on se rend compte de l'ampleur de l'histoire, et de la judicieuse construction de l'oeuvre.

Violaine, 26 ans
Laurent F a dit…
Bonne pioche !
Une fable sur la servitude de l’homme face à l’abscurantisme religieux ; mais aussi un regard désabusé sur le désenchantement du monde le jour de l’émancipation.
Se moque avec lucidité des zombies de tout poil... de notre société,exploités par des pouvoirs cyniques.
Un appel urgent à la liberté de dire non à la tradition et à la fatalité...
Gromovar a dit…
Je n'aurais pas mieux dit :-)
arutha a dit…
Je peux parfaitement comprendre qu'on aime. Ce livre n'est jamais désagréable à lire. Mais je n'ai pas pu lui pardonner ses maladresses. Il contient sans aucun doute des messages forts mais d'autres l'ont mieux dit.
El Jc a dit…
Une excellente idée de base particulièrement mal exploitée par l'auteur. A tel point que cela finit par en être ennuyeux.
Gromovar a dit…
Pas le souvenir que j'en ai. Mais bon, les coups et les douleurs...