Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Deux Hugo pour le prix d'un (ou presque)




Vernor Vinge est un scientifique et un écrivain, surtout écrivain maintenant. Bien que l'éditeur se soit un peu raté sur la couverture, ces deux romans ont tous les deux obtenu le prix Hugo.
Ce qui rend le travail de cet auteur si intéressant c'est la créativité débordante dont il fait preuve, et la manière aboutie de mettre en scène les situations nouvelles qu'il imagine.
"Un feu sur l'abîme" est l'un des premiers romans qui décrit l'apparition d'une Singularité (une Intelligence artificielle sentiente qui décide de vivre sa vie et de se passer de ses concepteurs). Aujourd'hui les Singularités sont nombreuses en SF, à l'époque c'était l'une des premières (la première ?). Nous lisons aussi le roman qui a décrit de manière crédible un organisme collectif, une intelligence décentralisée dans cinq corps physiques distincts ; je ne peux en dire plus, j'ai déjà trop défloré la chose. Nous découvrons enfin un Univers où les lois physiques ne sont pas aussi stables que dans le nôtre, ce dont les races spatiopérégrines s'accomodent (de toute façon ont-elles le choix ?). Un monument d'inventivité.
"Au tréfonds du ciel" a une tonalité très différente mais, de nouveau regorge d'inventions fascinantes. Vernor Vinge joue avec le temps long (trèèèèès long) et l'utilise dans son intrigue, décrit une race d'arachnides civilisés, invente la notion d'archéologie logicielle (qui paraitra absolument évidente à toute personne qui a un peu pratiqué l'informatique), nous convie à assister à un conflit spatial de grande ampleur, et met en scène une race de commerçants spatiaux au long cours qui doivent s'adapter à tout ce qu'implique le commerce entre civilisations différentes sur des espace de temps de milliers (voire de dizaine de milliers) d'années. Tout ça c'est du bon, du très bon, ce que la SF peut offrir de mieux.
Un feu sur l'abîme, Vernor Vinge
Au tréfonds du ciel, Vernor Vinge

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Deux superbes livres, parmi mes premières lectures SF. Je les ai adoré.