Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Mon Silverberg préféré




J'adore Robert Silverberg. Ce très prolixe auteur de fantastique met dans ses écrits une nonchalance de branleur californien que je trouve tout à fait exquise (nul autre que Silverberg n'aurait eu l'idée de décrire, dans une nouvelle intitulée "Le dibbouk de Mazel Tov IV", une population d'extraterrestres, d'aspect bovin et dotés d'une fourrure verte, qui se convertit au judaïsme et crée une école rabbinique).
Ce "Livre des Crânes" est un grand roman. Nous suivons le voyage initiatique de quatre étudiants américains vers un monastère, caché dans le désert, dont ils ont découvert l'existence dans un livre ancien. Au bout de ce voyage, l'immortalité, mais pour deux d'entre eux seulement ; le troisième devra se sacrifier, et le quatrième être tué par les deux survivants. Chaque chapitre présente le point de vue d'un personnage et son cheminement intérieur au fur ;-) de l'avancée vers le dénouement. De secrets inavouables en découverte de soi, chaque personnage progresse, comme dans une psychanalyse, vers la révélation de son destin inévitable, de son rôle au sein du quartet. Comme diraient mes amis sociologues, les personnages sont agis par leur histoire personnelle plus qu'ils n'agissent. Le voyage ne fait que les mettre sur la voie qui était tracée pour eux. On peut penser à "Aux coeurs des ténèbres" de Conrad.
Le livre des cranes, Robert Silverberg

Commentaires

Laurent F a dit…
Quatre amis dont un homosexuel, un juif, un aristocrate et un garçon de ferme aspirent à l'éternité. Mais deux d'entre eux doivent être sacrifiés pour que les deux autres puissent l'atteindre. Lesquels seront les plus pervers, les plus machiavéliques ?...
Au-delà de cette intrigue, la première moitié du livre est construite comme un road movie un peu poussif. La seconde est plus stimulante.
Certes, de nombreuses questions restent sans réponse et le livre s'achève sur de nombreuses interrogations... A t'on intérêt à croire ? Est-il rationnel d'accepter les sacrifices terrestres dans l'espoir improbable de sauver son âme ?
Bref, un roman plus spirituel que futuriste...
Gromovar a dit…
Un road movie intérieur :-)