En 2003, Brian Evenson frappait un grand coup littéraire avec sa novella The Brotherhood of Mutilation . Six ans plus tard, il donnait de ce texte une version longue avec le roman Last Days (sorti en français sous le titre La Confrérie des mutilés) . On y suivait les traces de Kline, un détective amputé du bras à la suite d'une affaire qui avait mal tourné, engagé pour trouver le coupable du meurtre du fondateur d'une secte inconnue jusqu'alors : La Confrérie des mutilés. D'investigations en interrogatoires (soumis à des contraintes aussi absurdes qu'invincibles) , Kline finissait par découvrir l'identité du meurtrier. Surtout, il se trouvait contraint de plonger dans un univers délirant et fanatique, un monde dans lequel les croyants amputent volontairement des parties de leur corps – le plus de parties étant le mieux, signe de foi et donc d'influence supérieures. Le monde clos des mutilés est religieux, paranoïaque, violent, organisé suivant une logique a...
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Commentaires
Au-delà de cette intrigue, la première moitié du livre est construite comme un road movie un peu poussif. La seconde est plus stimulante.
Certes, de nombreuses questions restent sans réponse et le livre s'achève sur de nombreuses interrogations... A t'on intérêt à croire ? Est-il rationnel d'accepter les sacrifices terrestres dans l'espoir improbable de sauver son âme ?
Bref, un roman plus spirituel que futuriste...