The Tyranny of Faith est le tome 2 de la trilogie entamée par Richard Swan avec La Justice des rois (en VF). Pour la présentation du contexte, on peut cliquer ici.
Pour ce qui est de ce deuxième tome, on sait (ou pas) que j’aime peu chroniquer les tomes n, d’autant que je ne résume jamais beaucoup l’histoire (ce n’est pas le point de ce blog, ça ne devrait être celui d’aucun chroniqueur de livre).
Que dire alors ?
The Tyranny of Faith a les qualités de son prédécesseur. L’intrigue, qui était complexe, le devient encore plus, et l’ampleur du complot visant à renverser l’Empire se révèle peu à peu dans ses impressionnantes dimensions.
Si l’histoire se développe, les personnages le font aussi, notamment la narratrice, Helena, dont les affres et tourments intérieurs sont largement exposés. La jeune femme grandit, devient adulte d’une certaine manière, en étant peu à peu forcée d’admettre que le monde et ceux qui l’entourent ne sont pas tout d’un bloc. Helena découvre dans la douleur que, comme le lui aurait dit Khalil Gibran : « de même que le saint et le juste ne peuvent s'élever au-dessus de ce qu'il y a de plus élevé en chacun d'entre nous, de même, le malin et le faible ne peuvent sombrer aussi bas que ce qu'il y a aussi en nous de plus vil ».
De même, la capitale de l’Empire – qui ressemble absolument à la Rome impériale – et l’Ordre des Magistrats – un corps voué à la raison et à l’impartialité, dévoyé par ses divisions internes – sont finement et longuement présentés.
Le lecteur plonge donc de plus en plus profondément dans un monde qu’il faudrait préserver, non parce qu’il est le meilleur mais, pour paraphraser Churchill, parce qu'il est le pire à l’exception de tous les autres. Car on ne peut imaginer que le retour de la magie et de la religion que préconisent les comploteurs minant l’Empire soit une amélioration par rapport à ce qu’a tenté de faire la dynastie impériale régnante.
The Tyranny of Faith est un tome 2 qui fait bien son travail de tome 2 et qui en a aussi la faiblesse habituelle : on n’est plus (trop) surpris par la découverte du monde et des enjeux et le endgame est encore trop loin pour être visible. Il faudra lire le tome 3 pour savoir.
Une remarque néanmoins : si le monde et le complot me passionnent, je dois à la vérité de dire que le sort des personnages eux-mêmes m’indiffère un peu. Il y a là quelque chose qui n’a pas fonctionné.
The Tyranny of Faith, Richard Swan

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