The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça aurait même mérité mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les Meurt...

Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler


Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton (dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants) sous une couverture de Florence Magnin.


Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant.

Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances, de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 %, de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer.


Quatre nouvelles donc.

D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur proche à l’écosystème encore plus déréglé que le nôtre, une nouvelle symbiose entre l’humain et ce qui l’entoure. Un texte presque descolien dans son propos.

Suit le mignonnet Trois contes du crépuscule de Jo Walton,

L’intrigant et multiversel Le Ministère des coïncidences de Xavier Mauméjean,

Et surtout la très originale Affaire de la Tour sanglante de Ray Nayler dont je disais le plus grand bien de la VO il y a quelques temps.


Prends soin de toi, lecteur ! Trop de pertes récentes dans notre milieu nous rappellent qu'il est difficile, sur le sujet, d'être aussi philosophe que Death des Infinis.

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