Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler


Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton (dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants) sous une couverture de Florence Magnin.


Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant.

Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances, de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 %, de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer.


Quatre nouvelles donc.

D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur proche à l’écosystème encore plus déréglé que le nôtre, une nouvelle symbiose entre l’humain et ce qui l’entoure. Un texte presque descolien dans son propos.

Suit le mignonnet Trois contes du crépuscule de Jo Walton,

L’intrigant et multiversel Le Ministère des coïncidences de Xavier Mauméjean,

Et surtout la très originale Affaire de la Tour sanglante de Ray Nayler dont je disais le plus grand bien de la VO il y a quelques temps.


Prends soin de toi, lecteur ! Trop de pertes récentes dans notre milieu nous rappellent qu'il est difficile, sur le sujet, d'être aussi philosophe que Death des Infinis.

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