La sélection d'été 2026 de Gromovar

L'été est là et, apparemment, il va faire très chaud. Trop chaud. Trop chaud pour trainer dehors, pour aller à la plage, pour faire du sport. Reste la lecture. What else ? Que lire alors ? L'année écoulée a été une petite année (c'est comme les millésimes, tous ne se valent pas) mais voici néanmoins quelques idées de qualité. D'abord Demain les Origines , maitre-livre et somme de Christian Chavassieux, un must-read : Chef d'œuvre absolu, le Ithaque de Laurent Mantese, il faut le lire absolument : La Grande muraille de Mars , d'Alastair Reynolds, est un superbe recueil de SF larger than life : La Clémence des dieux , de S.A. Corey, début d'une grande saga de space opera par les créateurs de The Expanse : La Justice des rois , de Richard Swan, inaugure une belle trilogie de fantasy inspirée de l'Empire romain : La Vie secrète des robots , de Suzanne Palmer, est un recueil d'excellente SF : Presque last but not least, Le Livre des passages d'Ale...

Mariana Enriquez - Un lieu ensoleillé pour personnes sombres


Des voix magnétiques, pour la plupart féminines, nous racontent le mal qui rôde partout et les monstres qui surgissent au beau milieu de l’ordinaire. L’une semble tant bien que mal tenir à distance les esprits errant dans son quartier bordé de bidonvilles. L’autre voit son visage s’effacer inexorablement, comme celui de sa mère avant elle. Certaines, qu’on a assassinées, reviennent hanter les lieux et les personnes qui les ont torturées. D’autres, maudites, se métamorphosent en oiseaux.

Les légendes urbaines côtoient le folklore local et la superstition dans ces douze nouvelles bouleversantes et brillamment composées, qui, de cauchemars en apparitions, nous surprennent par leur lyrisme nostalgique et leur beauté noire, selon un art savant qui permet à Mariana Enriquez de porter, une fois de plus, l’horreur aux plus hauts niveaux littéraires.


Un lieu ensoleillé pour personnes sombres, le dernier recueil de nouvelles de Mariana Enriquez, sort en VF aux Editions du Sous-Sol dans une traduction d'Anne Plantagenet.

Il vient par ailleurs d'obtenir le World Fantasy Award, catégorie recueil.

Encore une fois c'est excellent (croyez-en votre serviteur), encore une fois il faut la lire. Je compte sur vous, lecteurs.

Commentaires

Roffi a dit…
Oui il faut la lire elle est imbattable. J’ai été troublé par cette histoire macabre d’Elisa Lam.
Beaucoup de thèmes qui nous interpellent, et entre autres dans une nouvelle, il y a une satire de la diaspora argentine et de cette politesse guindée de la bourgeoisie.
Merci pour ce rappel.
Gromovar a dit…
You're welcome.