La Migration annuelle des nuages - Premee Mohamed - Retour de Bifrost 118

Futur trop proche, à quatre générations de nous environ. Prédation, effondrement de la biodiversité, changement climatique et pandémies émergentes, le monde (le nôtre) s'est effondré, pas sur un boom mais sur un murmure. Bien des humains sont morts dans les années de tribulation qui ont signé l’effondrement. Quelques-uns restent néanmoins. D'abord dans les lointains dômes, où les plus riches se sont apparemment réfugiés et où subsisteraient les merveilles de l'Ancien Monde (Cf. Exodes , de Jean-Marc Ligny) . Ensuite, plus nombreux, dans les ruines des villes, non loin d’une nature endommagée redevenue sauvage et donc dangereuse. Reid vit avec sa mère au sein d'une communauté qui tente de survivre dans ce qu'il reste d'Edmonton, précisément dans le campus de la ville. La jeune femme, comme sa mère, est porteuse du Cadastrulamyces , abrégé cad, un champignon parasite (Cf. The Last of Us ) qui se transmet de parent à enfant et finit par tuer son hôte non sans l’a...

Rituel romain - El Torres - Martinez - Molina


Le meurtre d’un cardinal ébranle le Vatican. Mais ce meurtre est si cruel et si vicieux qu’il va bien au-delà de tout crime ou complot ayant jamais eu lieu au Saint-Siège. Le père John Brennan, connu comme l’exorciste le plus audacieux de l’Église, est rappelé à Rome. Sa mission est de lutter contre le Mal… un mal qui pourrait bien entraîner la destruction totale de l’Église catholique.


El Torres encore, et une chronique très courte encore mais cette fois plutôt positive.

Rituel romain est une BD d’horreur satanique de ce scénariste que je commence à de plus en plus apprécier. Elle met en scène John Brennan, un prêtre exorciste en rupture de ban après une violation du droit canon.

Alors qu’il officie, exilé, en Amérique du Sud, Brennan est rappelé en catastrophe par un ponte du Vatican qui lui octroie un pardon officiel. On a massacré un cardinal à l’intérieur même du palais pontifical, l’institution a besoin de lui. Mais certains ne voient pas d’un bon oeil le retour du banni.


Rituel romain est un album one-shot qui sait faire monter la tension au fil des pages. Quatre chapitres racontent l’histoire, suivis de deux plus courts qui forment prequel à la fin. Difficile de résumer ou même de citer quelques thèmes sans spoiler. Je vais donc m’en abstenir.

Sache, lecteur, qu’El Torres sait à la fois rendre un hommage explicite aux classiques des histoires d’exorcisme tout en rénovant l’angle sous lequel il aborde la chose. Même si on comprend avant la fin ce dont il retourne vraiment, l’ensemble est plutôt réussi, scénaristiquement parlant, d’autant que l’album rajeunit un genre éculé.

Les graphismes sont satisfaisants, même si je trouve les abus de noir et de tons sombres un peu pénibles à la longue.

D’album en album on sent croitre le talent d’El Torres. On espère toujours plus de lui et il fournit.


Rituel romain, El Torres, Martinez, Molina

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