Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Green Witch Village - Biancharelli - Trondheim - Brève revue de BD


J'ai lu deux trois bonnes critiques sur le Green Witch Village de Biancarelli et Trondheim dans la jolie collection Signé du Lombard. Voilà pourquoi je m'y suis plongé. Pas déçu.


J'ai peu de temps donc je vais (contrairement à l'habitude) aller vite et à l'essentiel.

D'abord le résumé éditeur :

New York, 1959. Tabatha s'apprête à vivre une nouvelle journée de jeune citadine, entre ses deux colocataires et ses recherches d'emploi. Sauf que Tabatha n'est plus Tabatha. Son corps est à présent possédé par l'esprit d'une femme de 2025… Qui se demande bien comment elle a pu atterrir là. Mais pas le temps de reprendre ses esprits, il va falloir survivre à cette époque étrange, et à son sexisme permanent. Et puis il y a cette histoire de terroristes nazis et de bombe atomique qui menace de détruire la ville…


Green Witch Village est un album adorable, pétillant comme du champagne. Au-delà d'un hommage supposé à Ma Sorcière bien aimée et loin de la simple comédie de voyage temporel à la Life on Mars qu'il aurait pu être, Green Witch Village est une histoire d’espionnage complexe, drôle et rythmée qui emporte son lecteur dans un tourbillon d'aventure et de frayeur au cœur de la guerre froide. On se croirait dans un film en technicolor, dans du Hitchcok en moins sérieux ou du Capra en plus grave. C'est fun, speed, captivant.

Hommage (explicite et expliqué) aux comics strip des 50's, on y retrouve les contraintes et le style de ces strips qui étaient publiés par épisode dans les journaux. Moi qui adorais les Lee Falk (Mandrake le Magicien et Le Fantôme) et qui aime beaucoup Billy Wilder, je me suis régalé.


Green Witch Village, Biancharelli, Trondheim

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