Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Green Witch Village - Biancharelli - Trondheim - Brève revue de BD


J'ai lu deux trois bonnes critiques sur le Green Witch Village de Biancarelli et Trondheim dans la jolie collection Signé du Lombard. Voilà pourquoi je m'y suis plongé. Pas déçu.


J'ai peu de temps donc je vais (contrairement à l'habitude) aller vite et à l'essentiel.

D'abord le résumé éditeur :

New York, 1959. Tabatha s'apprête à vivre une nouvelle journée de jeune citadine, entre ses deux colocataires et ses recherches d'emploi. Sauf que Tabatha n'est plus Tabatha. Son corps est à présent possédé par l'esprit d'une femme de 2025… Qui se demande bien comment elle a pu atterrir là. Mais pas le temps de reprendre ses esprits, il va falloir survivre à cette époque étrange, et à son sexisme permanent. Et puis il y a cette histoire de terroristes nazis et de bombe atomique qui menace de détruire la ville…


Green Witch Village est un album adorable, pétillant comme du champagne. Au-delà d'un hommage supposé à Ma Sorcière bien aimée et loin de la simple comédie de voyage temporel à la Life on Mars qu'il aurait pu être, Green Witch Village est une histoire d’espionnage complexe, drôle et rythmée qui emporte son lecteur dans un tourbillon d'aventure et de frayeur au cœur de la guerre froide. On se croirait dans un film en technicolor, dans du Hitchcok en moins sérieux ou du Capra en plus grave. C'est fun, speed, captivant.

Hommage (explicite et expliqué) aux comics strip des 50's, on y retrouve les contraintes et le style de ces strips qui étaient publiés par épisode dans les journaux. Moi qui adorais les Lee Falk (Mandrake le Magicien et Le Fantôme) et qui aime beaucoup Billy Wilder, je me suis régalé.


Green Witch Village, Biancharelli, Trondheim

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