Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Elric t6 - Blondel - Cano - Sécher


Quelques mots un peu dépités pour commenter la lecture du sixième tome de l’adaptation d’Elric en BD par Blondel, Cano, Sécher.


Dans ce sixième volume, nous sommes toujours dans le deuxième cycle. Il s’agit toujours pour le prince albinos d’arpenter les Jeunes Royaumes en direction de Tanelorn, le ville fabuleuse de l’Equilibre, garante et preuve de la perfection de la Balance cosmique. Evidemment, son chemin sera semé d'embuches.

Dont acte.

Elric est toujours accompagné du fidèle Tristelune.
Il porte toujours à son coté l’épée noire Stormbringer, alliée et malédiction, indispensable à sa force, démoniaque mais intelligemment humanisée par les auteurs.
Il converse enfin avec Rakhir, l’archer rouge, qui lui explique le multivers.
Il est toujours poursuivi par le Pan Tangien Theleb K'aarna, un sorcier si fourbe qu’il s’allie dans ce volume (quoique…) avec Urish, roi des mendiants de Nadsokor.
Il est aidé, peu ou prou, par Donblas, divinité de la Loi qui craint que le monde ne bascule dans le Chaos.

Complots, manigances, etc.
Elric, dépossédé de son Actorios, se retrouve, près de la Forteresse de l’Aube, à défendre Myshella, la sorcière dormante, contre l’assaut des démons invoqués par le sinistre sorcier pan tangien.
Trahison, batailles, etc.
Elric est menacé par Stormbringer elle-même qui n’apprécie guère ses récentes alliances, Theleb K'aarna découvre à ses dépens que la parole d’Arioch ne vaut rien.
La caravane des mendiants est anéantie, celle de Rakhir poursuit sa route.
Et Elric sera de plus en plus guidé vers Tanelorn par ce Rakhir qui se comporte clairement en agent de l’Equilibre.

Tout ceci, bel et bon, correspond aux deux premières parties du roman La Sorcière dormante. Tout ceci est joliment dessiné.
Hélas, sur la plan narratif, c’est moins brillant. Trop de pages de roman en trop peu de pages d’album peut-être. Trop de voix-off et trop de hors-champ peut-être. La narration est peu claire, confuse au point d’obliger à de fréquents allers-retours qui sortent le lecteur du récit et amoindrissent l’intérêt qu’il porte à ce qui est en train de se jouer car, ressentant une incertitude sur l’enchaînement des faits ou la localisation des personnages, il passe autant de temps à se demander où on est et comment on y est arrivé qu’à savourer vraiment ce qui se produit.
Si je devais résumer en un mot je dirais foutraque.
C’est dommage, très dommage. Inquiétant pour la suite même.

Elric t6, La Sorcière dormante, Blondel, Cano, Sécher

Commentaires

Anonyme a dit…
Tiberix : Je me disais que j'allais encore faire un commentaire négatif et me sentir seul, mais non, on est bien alignés. Depuis les derniers albums j'ai simplement l'impression qu'il manque 10 ou 20 pages et (pire) qu'elles ont été enlevées un peu au hasard. Il y a un vrai problème de scénario. Et là où les trois premierrs albums avaient réussi un découpage sur le fil (il se passait beaucoup de choses à peine évoquées mais l'histoire avançait clairement avec de grands moments magistralement illustrés), ici on a plus l'impression de voir ce qui se passe d'inintéressant autour de l'histoire. Comme un GM qui ferait jouer en temps réel le déplacement des joueurs en rase campagne pour ensuite juste déclarer "bon, ben ensuite vous entrez dans le donjon, déjouez la plupart des pièges et retrouvez la relique d'Alkabar... Passons maintenant à qui va chasser du gibier pour préparer le repas ce soir au feu de camp." En fait, tout ça me redonne envie de relire Lanfeust de Troy.
Gromovar a dit…
Ben oui, c'est vraiment très dommage.