The Faith of Beasts - James S.A. Corey

Juste quelques mots pour signaler la sortie de The Faith of Beasts , le tome 2 du Cycle de S.A. Corey intitulé The Captive’s War . Il succède à The Mercy of Gods (La Clémence des dieux en VF) , et conserve toutes les qualités du premier tome en gommant le léger défaut de lenteur que celui-ci présentait. Un bon millésime donc, meilleur même que le premier. Clique ici, lecteur, pour le background et une rapide remise à l’esprit du contexte . Maintenant, mémoire dûment rafraîchie, tu te souviens sans doute que toi et moi avions laissé les captifs humains des Carryx dans la position peu enviable d’être devenus – leur périlleuse évaluation passée – un groupe d’esclaves supplémentaire qui s’ajoute à tous ceux que les Carryx ont déjà réunis pour les servir – par la violence et contre leur gré – au fil de millénaires de pérégrinations spatiales. Des groupes d’esclaves sentients qui ne survivent en tant que groupes qu’aussi longtemps que leur utilité intrinsèque dépasse leur coût d’entretien. ...

Gotham by Gaslight 1893 - Diggle - Fernandez


Il y a peu je disais tout le bien que j'avais pensé de la réinvention gaslight de Batman par Augustyn et Mignola.

Poussé par mon enthousiasme je me procurai donc Gotham by Gaslight 1893 qui en est la « suite » et la continuation de l'univers Elseworlds. Mal m'en a pris !


Long story short, Gotham by Gaslight 1893 The Kryptonian Age – dont Urban comics nous propose le tome 1 en attendant un second à venir – est un bordel foutraque, un genre de pudding plein jusqu'à la gueule de tout ce que les auteurs, Diggle et Fernandez, voulaient réintroduire dans le monde alternatif de Batman by Gaslight. On ne retrouve pas ici la réinvention presque poétique qui habitait son court devancier, on n'y retrouve pas non plus la transposition exhaustive et réussie du premier cycle de Black Hammer.


Non, ici, épisode après épisode et page après page, les héros et vilains DC les plus connus sont réintroduits un par un au fil d'un scénario qui saute comme une tique épileptique d'un personnage à l'autre et d'un lieu à l'autre. Il n'y a ni rime ni raison à cette accumulation, juste un vague « retour » qui les fait tous frétiller, celui d'un mal antédiluvien qui aurait anéanti le monde kryptonien (!) et qui se réveillerait pour faire subir le même sort au monde humain. Comment tout cela se lie-t-il ? Mystère.

Rien n'est développé. Aucun personnage ne prend la lumière assez longtemps pour être construit ou s'attacher le lecteur. Tous les liens semblent artificiels. Le problème est là, pas dans l’accumulation per se mais dans le style « défilé de mode » de celle-ci.

Rien n'amène la moindre piste d'intérêt ou de réflexion au-delà du simple team-up décalé destiné à amuser la galerie.

Et, ce qui est le pire, il n'y a pas grand chose dans toute cette histoire qui tire vraiment partie du contexte gaslight – à peu près tout pourrait se passer exactement de la même manière dans la Gotham standard.


Sache, lecteur, au cas où tu serais assez fou pour te procurer ce décevant album qui tu y croiserais, en vrac (more or less) :

  • Batman
  • Superman
  • Adam Strange
  • Wonder Woman
  • Green Lantern
  • Jay Garrick
  • Victor Stone (soon to be Cyborg)
  • Lex Luthor
  • Julie Madison
  • Catwoman
  • Alfred
  • Deadshot (qui ressemble à Eli Wallach)
  • Harley Quinn
  • The Suicide Squad
  • Skartaris
  • J'onn J'onzz
  • Killer Croc
  • John Constantine
  • Ra's al Ghul
  • Talia al Ghul
  • La Ligue des Assassins
  • Loïs Lane et Jimmy Olsen
  • Le Phantom Stranger

J'ai le doigt fatigué rien que d'avoir tapé cette liste et tu dois avoir l’œil épuisé de même.

Passe ton chemin, lecteur.

La suite annoncée (pour dans longtemps) s'intitulera en VO Gotham By Gaslight – A League For Justice. Ça sera sans moi.


Gotham by Gaslight 1893, Diggle, Fernandez

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