The Will of the Many - James Islington

L’effet Streisand , tu connais, lecteur ? Et bien, il a fonctionné à plein récemment. The Will of the Many est un roman de fantasy à coloration romaine antique de James Islington. Lisant assez peu de fantasy, j’ignorais jusqu’à l’existence de ce roman qui, de fait, a bonne presse dans le monde anglo-saxon dont il est originaire. Et voilà qu’il est traduit et publié en France par l’éditeur Elder Craft. Et voici que le fandom repart encore une fois dans une de ces polémiques picrocholines dont il a le secret – celle-ci est un peu amusante car elle réactive, peut-être sans même le savoir, la notion de mort civile qui était une des originalités du droit antique. Si tu ignores de quelle polémique il s'agit, sache, lecteur, que tu n’as rien perdu. Toujours est-il qu’ainsi j’appris l’existence de ce roman et que, le pitch m’ayant intrigué, je décidai de l’acheter en VO pour le lire. Détails ci-dessous. Monde indéterminé de type terrestre. Ce monde connut, plusieurs siècles avant le débu...

Ray Nayler in Bifrost 118 - Obstination déraisonnable


Dans le Bifrost 118 il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction and so on.

Il y a aussi un édito d'Olivier Girard qui rend un hommage appuyé et émouvant à Yal Ayerdhal, un grand de la SF française qui nous a quitté il y a dix ans et dont je me souviens de le gentillesse et de la capacité d'attention à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, appartenait à ce milieu qui était le sien et qui est le nôtre.

Dans le Bifrost 118, il y a donc un gros dossier sur Yal Ayerdhal (qu'on appelait entre nous simplement Yal). Un dossier sur l'homme actif et en colère qu'il était, de ses combats pour le droit des auteurs à son militantisme intelligent (il y en a).


Dans le Bifrost 118 il y a aussi une plaisante nouvelle de Ray Nayler, Aussi longtemps qu'il faudra. Il y raconte une apocalypse si lente, si longue, si fortement combattue par des équipes de gars qui reconstruisent (kind of) après chaque catastrophe en parlant de résilience qu'on a l'impression, vu d'ici, que l'humanité, ne voulant pas se résoudre à l'inéluctable, pratique sur son monde ce que le Code de la Santé Publique qualifie d'obstination déraisonnable.
Note : ce texte contient des passages qui évoquent tellement le monologue de Roy Batty sur l'Epaule d'Orion qu'on est amusé de remarquer que c'est l'Epaule dOrion qui l'a traduit (inside joke).


On se parle bientôt du reste.
Et on se joint à l'oraison ovine du numéro ;)
Stay tuned !

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