Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Daryl Gregory : I’m Not Disappointed Just Mad AKA The Heaviest Couch in the Known Universe

Conseil aux nouveaux auteurs :
Faites attention quand vous plaisantez en ligne. Imaginez, vous faites une blague sur l’écriture d’une histoire ridicule, quelque chose que vous n'écririez jamais ; ce n'est qu'une bonne blague jusqu’à ce qu’un éditeur en entende parler et vous demande d’écrire cette histoire.
Il y a quelques années, sur un site, je disais à quel point Iain Banks était mon écrivain préféré mais que si je devais écrire un space opera, ce serait sur deux fumeurs défoncés qui manquent la guerre interstellaire parce qu’ils essaient de déplacer un canapé d’un bout à l’autre de la ville. Jonathan Strahan est alors intervenu et a dit : Je publierais ça. Ha ha ! Très drôle. Il a alors ajouté : Non, vraiment.
Plus tard, on s’est croisés à une convention, et il m’a dit : Alors, cette histoire façon Iain Banks ? Et voilà, c'est fait ! Je sais, c’est une histoire absurde, mais en ces temps sombres...
Sachez juste qu’elle a été écrite avec beaucoup d’amour et d’admiration pour Iain Banks. Cet homme est peut-être décédé, mais ses livres vivent toujours, et ils ont eu un impact immense sur mon écriture et sur ma famille. Il suffit de demander à mon deuxième enfant, Ian.

Le texte ci-dessus est un thread de Daryl Gregory sur Bluesky.
L'histoire existe, elle s'appelle : I’m Not Disappointed Just Mad AKA The Heaviest Couch in the Known Universe. On peut la lire en ligne.

C'est une vraie histoire de space-op et d'invasion alien sur Terre, une vraie histoire de guerre interstellaire, une vraie histoire de déménagement de canapé dans un vieux combi pourri, une vraie histoire drôle avec des personnages qui évoquent irrésistiblement les winning-the-day-losers de Day of the Tentacle, une vraie déclaration d'amour à Iain Banks (exprimée explicitement à l'intérieur même de la nouvelle). C'est speed, drôle, excitant, intrigant. J'ai adoré.

Et puis il y a la patte Daryl Gregory. Cette espèce de douceur qui lui est propre, cette délicatesse et cette loyauté dans les sentiments, cette manière de mettre la famille au centre du récit et de faire des liens qu'elle crée la force principale des personnages. I’m Not Disappointed Just Mad est donc un pastiche amusant de Iain Banks mais surtout une vraie histoire de Daryl Gregory.

I’m Not Disappointed Just Mad AKA The Heaviest Couch in the Known Universe, Daryl Gregory

Commentaires

Alias a dit…
Lu et beaucoup aimé, merci pour la reco! J'ai l'impression d'y voir aussi des clins d'œil à Douglas Adams (le canapé, bien sûr, mais aussi les extra-terrestres ultra-hostiles qui rappellent les Vogons).
Gromovar a dit…
C'est clair oui.