The Lion's Tusk - Robert Jackson Bennett

Sache, lecteur, que sortira le 2 septembre Une larme de poison , un excellent roman policier-fantasy de Robert Jackson Bennett  (tome 1 d’un cycle)   dont je disais le plus grand bien après avoir lu la VO . Sache aussi, lecteur, que, si tu lis en anglais, tu peux attendre Une larme de poison en lisant The Lion’s Tusk , une nouvelle qui t’offrira un premier contact avec les deux enquêteurs du cycle. Dans ce court texte qui se passe au cours d’un interminable et ennuyeux voyage vers le Sud, Ana Dolabra (l’enquêtrice) lit le compte-rendu d’une affaire irrésolue vieille de deux siècles (un cold case donc) et, forte de son intelligence hors norme, la résout pour sa distraction et le plaisir de son assistant Dinios Kol – et du lecteur aussi, ça va sans dire. Sache qu’à la lecture de cette nouvelle tu ne découvriras ni les particularités des deux enquêteurs ni le très riche background du Saint Empire de Khanum dans lequel ils vivent et travaillent, mais que tu y croiseras une prem...

Fables 7 - Willingham - Buckingham


Sortie du tome 7 de l’Intégrale Fables dans la collection Urban Nomad.

Les fils ouverts dans le tome précédent vont vers leur conclusion ici. La lutte contre Mister Dark se poursuit, de la part bien sûr de tous les Fables réfugiés à la Ferme – qui vont ensuite devoir se replier encore plus loin pour ne pas succomber au maître de la peur –, mais surtout de la part, singulièrement, d’une Frau Totenkinder qui a fait de l’élimination de l’arch-ennemi sa priorité – au point de laisser la direction des forces magiques de Fableville à la jeune Ozma.

Mais d’abord, pour pouvoir guider les Fables de la Ferme vers un avenir où ils survivraient alors que le Mal menace et que les dissensions se répandent sous l’influence d’un culte étrange, Rose Rouge doit sortir de la dépression causée par la perte de son amour. Pour cela, une force extérieure à la Ferme lui permet de revivre son enfance et sa relation compliquée avec sa sœur Blanche Neige – dont on apprend que la vie fut bien plus difficile que ne le disait le conte. Salopards de nains !
Dépression mise heureusement entre parenthèses, Rouge remobilise ses ouailles. D’abord il faut fuir, puis, passée la phase d’évacuation, les Fables doivent faire taire leurs conflits pour un temps et se préparer à tenter de détruire le Mal qui les menace – après un premier assaut mené par une Totenkinder qui, ensuite, aura enfin une vie à elle.

Il y a une vraie émotion à voir avec quelle abnégation les Fables se préparent à une bataille dont beaucoup pensent ne pas revenir et à voir comment ils pensent à mettre leurs proches en sécurité alors qu’ils se lancent dans une mission dont ils doutent eux-mêmes fortement de la réussite. Jusqu’à ce que se manifeste une grande preuve d’amour familial sur laquelle je ne m’étendrai pas ici pour ne pas spoiler.

Néanmoins, même si l’heure est grave et des sacrifices nécessaires, les auteurs n’oublient jamais de saupoudrer d’humour ce qu’ils racontent. Humour des graphismes, réalistes mais souvent drôles aussi. Humour de situations cocasses comme, par exemple, lorsque les Fables créent un succédané des X-Men pour lutter contre Dark. Humour encore de la frustration constante de Pinocchio. Humour enfin quand intervient Bufkin, le singe volant du pays d’Oz lancé dans une grande aventure qui surpassera sans nul doute les Douze Travaux d’Hercule.
Humour tempéré hélas par le fait que Gepetto intrigue toujours, même si le le lecteur ne sait pas encore dans quelle direction. 

On attend avec impatience le tome suivant. On y verra sans doute – poursuivant les fils ouverts ici – la nouvelle ennemie créée par Dark à partir de la méchanceté pure d’une Fable laide (ce qui est beau est bon, sagesse antique, mais pas ici), l’opposition ouverte d’une Rose Rouge dérivant vers la catastrophe, l’accomplissement des projets secrets de Gepetto. Ces trois fils déjà n’annoncent rien de bon. Time will tell.

Fables 7, Willingham, Buckingham

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